Les nombreux médias, syndicats de journalistes et la coalition de 36 associations et syndicats réunie par la Maison des Lanceurs d’Alerte s’inquiétaient sur les dangers des restrictions apportées par les sénateurs en décembre dernier au texte adopté par l’Assemblée nationale sur la protection et l’assistance des lanceurs d’alerte en novembre. Ils ont été soulagés de voir que la commission mixte paritaire s’est entendue sur un compromis. L’accord trouvé rétablit l’essentiel des avancées initialement actées. Il donne la possibilité aux associations et syndicats de devenir « facilitateurs d’alerte » et de bénéficier de la protection accordée aux lanceurs d’alerte. Les provisions pour frais de justice accordées aux lanceurs d’alerte ne pourront pas leur être retirées, même si d’aventure ils n’obtiennent pas gain de cause.
Autre point essentiel : le texte acte l’élargissement des possibilités accordées aux lanceurs d’alerte de divulguer leurs informations à la presse. Et, conformément aux dispositions de la directive européenne, la loi met fin à l’obligation pour les lanceurs d’alerte de saisir leur employeur en premier lieu avant d’envisager la saisine d’une autorité et impose à cette dernière un délai de réponse.
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Cette version de la loi sera adoptée définitivement le 8 février. La Maison des Lanceurs d’Alerte veut aller plus loin et réclame la mise en place d’un fonds de soutien financier qui serait un dispositif inédit en Europe et dans le monde.