Les nombreux médias, syndicats de journalistes et la coalition de 36 associations et syndicats réunie par la Maison des Lanceurs d’Alerte s’inquiétaient sur les dangers des restrictions apportées par les sénateurs en décembre dernier au texte adopté par l’Assemblée nationale sur la protection et l’assistance des lanceurs d’alerte en novembre. Ils ont été soulagés de voir que la commission mixte paritaire s’est entendue sur un compromis. L’accord trouvé rétablit l’essentiel des avancées initialement actées. Il donne la possibilité aux associations et syndicats de devenir « facilitateurs d’alerte » et de bénéficier de la protection accordée aux lanceurs d’alerte. Les provisions pour frais de justice accordées aux lanceurs d’alerte ne pourront pas leur être retirées, même si d’aventure ils n’obtiennent pas gain de cause.

Autre point essentiel : le texte acte l’élargissement des possibilités accordées aux lanceurs d’alerte de divulguer leurs informations à la presse. Et, conformément aux dispositions de la directive européenne, la loi met fin à l’obligation pour les lanceurs d’alerte de saisir leur employeur en premier lieu avant d’envisager la saisine d’une autorité et impose à cette dernière un délai de réponse.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Cette version de la loi sera adoptée définitivement le 8 février. La Maison des Lanceurs d’Alerte veut aller plus loin et réclame la mise en place d’un fonds de soutien financier qui serait un dispositif inédit en Europe et dans le monde.

Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, s'est félicitée hier de l'accord trouvé en commission mixte paritaire et ce le même-jour que la décision de justice du Tribunal administratif de Paris qui impose au ministère de l'Intérieur de mettre fin à certaines actions de la cellule Déméter.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires