Puisque les graines protéiques de lin, de lupin ou de féverole ne demandent qu'à remplacer le tourteau de soja dans l'alimentation animale, une nouvelle usine de cuisson-extrusion se met en marche dans la Vienne.
Ce procédé donne des aliments plus digestes. L'implantation d'une telle usine, à l'initiative du groupe coopératif Terrena, de la société Valorex et de Sofiprotéol, fait naître une filière vertueuse à double titre : environnemental grâce à des cultures qui enrichissent la terre ; alimentaire grâce à l'amélioration du profil nutritionnel des viandes, laits et œufs que confèrent les graines transformées.
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Valorex, promoteur de la signature Bleu-Blanc-Cœur de produits « naturellement riches » en acides gras oméga 3, et Terrena, promoteur de l'« agriculture écologiquement intensive » y voient leurs avantages. De plus en plus demandés dans toute la France, les concentrés ainsi cuits et extrudés étaient jusqu'alors fournis par la double unité de production de Valorex à Combourtillé, en Ille-et-Vilaine. Mais « l'indépendance protéique » que visent les investisseurs doit passer autant que possible par des approvisionnements de proximité. Le site viennois baptisé Ekoranda a coûté 2 millions d'euros.