« Les agriculteurs sont devenus des Français comme les autres »

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Hervé Le Bras estime que « le profil des agriculteurs se rapproche de celui des petits entrepreneurs ». Crédits : © Sébastien Randé

Rarement la question de l’espace et de la séparation entre villes et campagne aura été aussi présente dans le débat public. Si le mouvement des Gilets jaunes vient réactualiser cette question, le malaise couve depuis longtemps dans le monde agricole, régulièrement rappelé par les syndicats. Et si ce malaise était principalement nourri par la mise en minorité des agriculteurs dans les territoires où ils résident le plus souvent ?
C’est l’explication qu’avance Hervé Le Bras, démographe, chercheur émérite à l’Ined (Institut national de la démographie) et directeur d’études à l’EHESS (sciences sociales), dans un rapport pour la fondation Avril rendu public le 22 novembre, à l’occasion des assises du cercle de réflexion Sol et civilisation. Le géographe part avant tout d’un constat : les agriculteurs ont connu, depuis 50 ans, « une extraordinaire transformation de leur condition sur pratiquement tous les plans ». Une transformation très positive.

 

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Suite de l'article et du dossier à lire dans le Réveil Lozère n°1490, du 27 décembre, en page 9.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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