Il s'agit certainement d'une des entreprises de machinisme agricole les plus vieilles. Lemken a été fondée en 1780, à Xanten, par Wilhelmus Lemken. Le forgeron avait installé son atelier au bord du Rhin et fabriquait des charrues, des herses et des cultivateurs. Ces produits figurent toujours au catalogue aujourd'hui, mais l'entreprise, avec ses 1 600 employés et ses 29 filiales, n'a plus rien à voir avec la forge d'origine. Il faut dire qu'en prenant les rênes de l'entreprise en 1969, Viktor Lemken, la sixième génération, a donné un nouvel élan, aussi bien par l'innovation, avec des produits phares comme le Smaragd, que par l'élargissement de la palette de produits, comme les déchaumeurs à disques indépendants ou les semoirs. Dans les années 90, il a su saisir l'opportunité de la conquête de l'Est. Sa fille Nicola a depuis repris le flambeau et s'inscrit globalement dans la même dynamique, tout en s'adaptant aux besoins d'une "agriculture efficiente et durable". La récente acquisition de Steketee s'est soldée par une réorientation de la stratégie de protection des cultures, initiée par le rachat de Jacoby et RTS au début des années 2000, et désormais centrée sur les bineuses, les caméras et le désherbage chimique ciblé. 

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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