Le théâtre documentaire qui porte haut la voix des agriculteurs

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La surcharge administrative arrive en tête des préoccupations exprimées par les agriculteurs interrogés. Crédits : © Olivier Laval

C’est un théâtre engagé qui vous attend. L’un de ceux qui portent la parole des sans-voix, de ces agriculteurs qui prennent en pleine figure cette féroce libéralisation du marché, cette hyper-compétitivité, cette écrasante domination des multinationales. Le projet « Nourrir l’humanité » se veut journalistique et sociologique. « À la fin de mes études d’acteur, quelqu’un m’a demandé : vous voulez faire du théâtre, mais pour quoi faire ? J’étais fils d’agriculteur et je me suis dit que c’était un sujet qui méritait d’être mis sur un plateau. » Charles Culot et sa partenaire Valérie Gimenez commencent alors, caméra au poing, à visiter quelques exploitations en Belgique. « Et puis on s’est retrouvé en Lozère pour un autre projet et on est allé frapper à la porte de quelques agriculteurs sur les causses. » Plusieurs agriculteurs ont été interrogés : à Sauveterre, Lanuéjols et Chadenet. Parmi eux Isabelle Diet, éleveuse ovins et caprins. « Au début, je trouvais l’idée d’une pièce de théâtre autour de nos témoignages un peu étonnante. Valérie est venue passer une semaine avec moi et je me suis dit qu’il pourrait en ressortir quelque chose de bien. » Parmi toutes les personnes interrogées, Isabelle a une petite particularité. Son personnage est incarné sur scène par la jeune actrice Belge : « Elle reprend mon rôle quand je suis en plein boom, en train de parler à mes bêtes. Je suis impatiente de voir ça », s’amuse-t-elle.

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La suite dans le Réveil Lozère, page 6, édition du 19 janvier 2017, numéro 1393.

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