Depuis dix ans, rares sont les concours départementaux et nationaux que la famille Toulze a ratés : Cournon, le show open génisses de Saint-Étienne, les miss et journées laitières, le top 100, Lausanne, et même en 2012, la porte de Versailles à Paris, où Salinoise Vahiné a fini sur la deuxième marche du podium. Un an après s’être installée avec son époux à La Salesse de Paulhac, Corinne Toulze fait ses premiers pas sur les rings avec Nova au Sommet de l’élevage. Une première expérience qui va d’emblée donner à l’agricultrice le goût des concours. « Quand on rentre d’un concours, on est encore plus motivés pour traire, exprime cette dynamique cantalienne, qui élève avec son mari un troupeau Prim’hostein et une cinquantaine de Limousines. Ça permet aussi de sortir, de rencontrer d’autres éleveurs et, bien sûr, de mieux valoriser les animaux pour la vente. » C’est justement au retour d’une compétition, le challenge France Prim’hostein à Épinal en avril, que Corinne Toulze, en concertation avec Pauline Durand (Cantal conseil élevage) et Thierry Gauthier (entreprise Bovec), se lance dans un pari fou : reprendre l’organisation du show open génisses historiquement implanté à Saint-Étienne. « On venait d’avoir la confirmation que les organisateurs de la Loire avaient dû jeter l’éponge, faute de disposer aux dates prévues de l’infrastructure stéphanoise et suite à un certain essoufflement des bénévoles, raconte-t-elle.
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