Le service de remplacement à la croisée des chemins

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Le président du Service de remplacement France, Julien Marre a présenté le congrès national qui se déroulera à Guéret, en présence de Jeanette Meerman et Bruno Gausson. Crédits : © DC

En revenant du dernier congrès de Dijon, l’équipe du Service de Remplacement Limousin a eu l’envie folle d’organiser le suivant à Guéret, se souvient Jeanette Meerman. Chiche ? « On savait depuis le congrès de la Fédération nationale bovine en 2013, que Guéret était en capacité d’accueillir un tel congrès, il n’y avait plus aucun frein pour oser ». Les Creusois ont été récompensés de leur audace puisque du 17 au 19 mai, le 6e congrès national se déroulera dans le département. 250 à 300 agriculteurs élus et collaborateurs administratifs feront le déplacement à Guéret.
Le thème sera « S’engager, consolider, cultiver ». Partant du constat que le monde agricole a beaucoup évolué ces dernières années, le président national, Julien Marre estime que « notre fonctionnement doit aussi changer pour s’adapter aux besoins ». Parmi les moments forts de cet événement, les congressistes auront donc à réfléchir sur « le nouveau modèle économique des services de remplacement et la place du réseau » confie le président national. Des bouleversements certes, mais « tout en conservant nos valeurs historiques, notre socle de base » ajoutait Bruno Gausson, président du réseau limousin. Autrement dit, rester un organisme géré par et pour les agriculteurs mais adapté à son environnement économique. En tout cas, s’il y a bien une ligne de conduite qu’on s’est fixée dans le réseau, c’est la qualité du service rendu qui doit demeurer la pierre angulaire de toutes décisions.
Coller aux réalités, c’est aussi s’emparer des outils liés à internet. Le web permet à l’extérieur de travailler son image et sa notoriété, et en interne de plus concerner les jeunes salariés.
Ce congrès de Guéret sera donc une étape charnière dans l’histoire de l’association créée dans les années 70. Les choix qui en résulteront engageront le réseau pour de nombreuses années.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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