Alors que les emblavements nationaux sont au plus bas, à 300.000 ha, le marché mondial est aujourd'hui très demandeur », a souligné Pierre-Olivier Drège, DG de l'AGPB, lors de la journée de la filière blé dur, le 5 février à Tours. L'occasion pour la profession de présenter les dix grands axes de son programme de relance. Ces derniers devraient permettre la rédaction d'un plan détaillé pour le 30 mars 2015. Objectif : atteindre une production française de 3 à 3,5 Mt à l'horizon 2020/2025, contre 1,3 Mt pour la présente campagne.
Hausse de la demande
« Multiplier la production par plus de 2 en dix ans est un pari basé sur le fait que les marchés, mondial et européen, sont en croissance », explique Pierre-Olivier Drège. « Il y a des attentes fortes concernant les pays du sud de la Méditerranée », lance, pour sa part, Xavier Beulin, président de la FNSEA. Pour se faire, « l'offre française devra être plus visible et ne plus répondre qu'à des besoins conjoncturels », ajoute le DG de l'AGPB. À cet effet, la coopération entre l'aval et l'amont devra être renforcée, par l'intermédiaire de l'élaboration de contrats cadres entre les industriels, les coopératives et les agriculteurs.
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L'offre française devra être plus visible et ne plus répondre “qu'à des besoins conjoncturels.
La profession a tenu à rappeler la nécessité de reconnaître la filière Blé dur comme une filière à part entière. Et ainsi de différencier blé dur et blé tendre au niveau des réglementations européenne et française, pour intégrer plus facilement le premier dans les plans de rotation. L'accent a aussi été mis sur une hausse des moyens consacrés à la recherche et à l'encadrement technique. Il a été rappelé la néces” sité de rendre éligible le blé dur au FSOV (Fonds de soutien à l'obtention végétale). « Le blé dur est une culture délicate, sujette aux maladies, telles que la mosaïque, la fusariose, etc. (...) Le blé tendre a bénéficié de ces efforts, contrairement au blé dur », souligne le DG de l'AGPB. Kevin Cler