Le bœuf pascal est normalement un moment festif où les bouchers peuvent aussi, au sortir de l’hiver, reconstituer des finances fragilisées. Notamment sur le département où les bouchers achètent régulièrement chez des producteurs locaux. « La plupart des bouchers lozériens sont des bouchers-abatteurs donc ils achètent en local et abattent en Lozère », pointe Florence Vignal, présidente de la chambre des métiers et de l’artisanat (CMA). La présidente rappelle que la Lozère possède une grande densité de boucheries artisanales : une quarantaine répartie sur le territoire, dont une vingtaine de bouchers-abatteurs.
Cette année, en raison de la crise, les fêtes pascales ont du plomb dans l’aile, les familles ne pouvant se réunir comme prévu. « Les bêtes qui ont été achetées, on va les vendre, mais aura-t-on la clientèle en face ? » s’inquiète Florence Vignal qui pointe des volumes moindres : là où deux bêtes étaient la norme les années précédentes, cette année, une bête à une et demi sont dans les plans de vente des artisans.

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