Les 3 massifs représentent 29 départements français marqués par une agriculture de montagne qui fournit des produits de qualité, une activité économique et un espace rural vivant dans des territoires difficiles. Le ministre a d’emblée rappelé que le bilan de santé est pour lui une étape vers la nouvelle PAC et qu’il faut pour cela accepter de bouger et d’innover au niveau européen. Une vision partagée par les montagnards pour qui le bilan de santé doit être l’occasion de réorienter la Pac avec une plus grande équité entre les systèmes de production et les territoires. C’est aussi l’occasion de répondre à trois défis pour l’agriculture de montagne : être acteur de la gestion des marchés, assurer un revenu des exploitants et maintenir et installer des exploitations dans les territoires. Concrètement les 10 propositions présentées doivent permettre de répondre à trois enjeux des massifs.
Pour éviter la délocalisation de la production laitière de montagne et maintenir des prix rémunérateurs, les professionnels proposent de mettre en pace un mode de gestion inter professionnelle de la production laitière, des volumes et des prix, à l’échelle de bassins laitiers. Le ministre est très attentif à cette proposition de régulation et de maîtrise des marchés à travers une démarche qui pourrait démarrer sur la montagne et servir ainsi de test avant la sortie des quotas.
Pour maintenir l’élevage, les professionnels proposent un rééquilibrage des soutiens du premier pilier en faveur des systèmes herbagers par la mise en place notamment d’une mesure herbe significative.
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De plus, il a été évoqué avec le Ministre l’idée d’une harmonisation progressive des paiements uniques au niveau national en commençant par l’instauration d’un DPU minimum pour tous les hectares en production, avec un montant dégressif sur le principe de l’Ichn. Enfin le maintien de l’installation en montagne passe par des mesures significatives d’accompagnement des investissements et par une meilleure compensation des handicaps naturels dans le second pilier. Le ministre reconnaît que l’agriculture de montagne est déjà largement engagée dans une forme de gestion durable des ressources ; il souhaite mieux valoriser cette expérience et incite les professionnels de la montagne à mieux la faire connaître.
L’ANEM (Association Nationale des Elus de la Montagne) participait également à cette rencontre pour souligner de son côté le rôle que l’agriculture joue sur ces territoires et confirmer le soutien des élus à ces propositions. Le ministre a sur ce point rappelé l’importance de faire partager ces positions par les régions européennes de montagne et de mobiliser les élus européens de la montagne. Une prochaine réunion de travail a déjà été fixée pour avancer dans le contenu des propositions avant que ne soit arrêtée la position française sur le bilan de santé.