Ce mercredi matin, à 1 500 mètres d’altitude, quelque part au cœur du vaste territoire du parc régional des volcans d’Auvergne, dans une petite cuvette sagneuse entourée de sommets et inondée des premiers rayons d’un soleil juillettiste, pas l’ombre d’un museau, d’une moustache, d’une fourrure ni d’un sifflement d’alerte. La colonie de marmottes a décidé de bouder le rendez-vous pris avec Jean-Philippe Reygade, garde nature au PNR qui suit les populations de ces rongeurs réintroduits dans le massif cantalien en 1989 à l’initiative de la fédération départementale de chasse*. À l’époque, une centaine d’individus originaires des Alpes-de-Haute-Provence sont relâchés dans trois secteurs : Peyre-Arse, Plomb-du-Cantal et Puy-Niermont. Trente ans plus tard, marmota marmota (son nom scientifique) a colonisé quasiment tout le massif et les derniers recensements effectués par les agents du parc font état de 450 individus, dont une quarantaine au col d’Eylac dans le cirque glaciaire au-dessous d’une zone d’éboulis.
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