Nutrition La défense du Nutri-Score est en marche

- - 2 min
Les professionnels de santé se défendent d'attaquer la gastronomie Crédits : © Pascal Xicluna agriculture.gouv_.fr

La Société française d’hépatologie (Afef) et la Société française de santé publique (SFSP) ont adressé le 17 décembre un premier courrier de soutien au Nutri-Score au Premier ministre et aux ministres en charge de la Santé, de l’Agriculture et de l’Alimentation, de l’Economie et des Finances et des Affaires européennes. Ce courrier vise à préserver le projet de la Commission Européenne de rendre obligatoire un logo nutritionnel pour tous les aliments d’ici la fin de 2022. Ceci alors que la France s’apprête à présider le Conseil de l’Union européenne.

Un millier de signatures sur le blog de l’équipe Eren

Cette démarche vient au soutien de la pétition de professionnels de santé et sociétés savantes, qui affiche un millier de signatures. Le texte de la pétition est diffusé sur le blog Nutri-Score de l'Equipe de recherche en épidémiologie nutritionelle (Eren), une équipe de chercheurs de différents instituts (Inserm/Inrae/Cnam/Université Sorbonne Paris Nord), étudiant les systèmes de notation nutritionnels.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

communication
Suivi
Suivre

Petits producteurs et intérêts financiers

« Derrière l’image des petits producteurs locaux et éleveurs de brebis mise en avant dans la communication anti Nutri-Score, se camouflent des grands groupes agro-alimentaires qui défendent avant tout leurs propres intérêts financiers », dénonce le texte de la pétition du blog Nutri-Score. Les sociétés Lactalis et Savencia sont mentionnées. Les chercheurs se défendent de vouloir empêcher la consommation de fromages et de charcuteries traditionnels. 

« Dans le cadre d’une alimentation équilibrée »

« C’est un fait : même s’ils font partie de notre patrimoine culinaire, ces aliments ont une composition nutritionnelle qui n’est pas favorable et le Programme National Nutrition Santé recommande d’en limiter la consommation. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas en manger. Comme le rappelle la communication du Nutri-Score, les produits classés D ou E peuvent être consommés dans le cadre d’une alimentation équilibrée, mais plutôt en petites quantités et pas trop fréquemment », souligne la pétition.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires