L’exercice a été marqué par une mauvaise récolte céréalière, à 644 000 tonnes, dont les effets ont été atténués par un stock conséquent. Celle de 2021 s’annonce au contraire record, avec une estimation à 900 000 tonnes. La collecte bio a elle légèrement progressé (+ 2 %) sur 2020-2021. La production bio, toutes cultures confondues, totalise 30 000 hectares, tandis que le bio au global pèse 13 % du CA de la coopérative.
Le pôle animal a vu l’érosion des cheptels se poursuivre et les cours suivre «des évolutions en montagnes russes» pour la majorité des espèces. Les filiales ont enfin connu une bonne performance globale, participant à hauteur de 50 % au résultat du groupe.
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Le pôle agroalimentaire a connu une stabilité, + 0,4 % en CA contre + 3 % sur l’exercice précédent, freiné notamment par les difficultés de Bioporc. Les pôles jardinerie et isolants biosourcés (marque Biofib’) ont au contraire vécu un exercice très dynamique. La Cavac prévoit d’investir sur plusieurs années des dizaines de millions d’euros pour tripler sa production d’isolants, avec un nouveau site, et doubler la surface de chanvre.
Pérenniser l'élevage
Mais la priorité stratégique de la coopérative va aujourd’hui à la pérennisation de l’élevage. Ses bons résultats lui ont permis de créer une Dotation élevage, dotée d’une enveloppe de deux millions d’euros.
L’aide concerne tous types d’élevages et d’exploitations, en reprise ou création, sans limite d’âge, et pourra atteindre 15 000 € par UTH. 80 % de la dotation sera faite en 2022. L’enjeu du maintien de l’élevage est crucial pour une coopérative dont le Pôle animal pèse 53 % du CA. Face à une pyramide des âges défavorable, à une rentabilité en berne pour les éleveurs, devront s’ajouter à ce fonds «des dispositifs de garantie de prix plus généreux pour sécuriser les revenus», conclut Jacques Bourgeais.