Si Noël 2021 a marqué le retour d’une tendance positive pour les ventes de chocolat (+2,9 % par rapport à Noël 2020 en volume), la filière est néanmoins elle aussi mise en difficultés par toutes les inflations et les hausses générales des coûts de production.
« Force est de constater qu’Egalim 2 n’est pas un franc succès, la distribution ne tenant pas compte de toutes les hausses des coûts de production », regrette Gilles Rouvière, secrétaire général du syndicat du chocolat.
Sur les +6 % à +8 % de hausse indiqués par l’Ania, seulement la moitié aurait été prise en compte par la distribution, estime le syndicat. « L’autre moitié est à la charge des maillons amont. C’est l’énième année où il y a une déflation pour la filière. Si les coûts continuent d’augmenter et que nous sommes incapables de les répercuter, c’est la viabilité de la filière française qui est en jeu », alerte Gilles Rouvière.
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Les fabricants de chocolat français qui exportent vers l’Ukraine et la Russie n’ont à ce jour pas signalé avoir reçu de sanction économique quelconque mais éprouvent de grandes difficultés logistiques à cause de la guerre. « Les entreprises françaises exportent pour 22 millions d’euros de chocolat en Russie et pour 3 millions d’euros en Ukraine. Cela représente seulement 1,5 % de notre total export qui dépasse les deux milliards d’euros. La guerre en Ukraine est beaucoup plus problématique pour l’Allemagne et la Pologne qui exportent beaucoup plus vers ces deux pays », note Gilles Rouvière.