« Il faut vacciner » les troupeaux

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Une première réunion MHE-FCO a été organisée par la chambre d'agriculture Crédits : © Marion Ghibaudo

Vendredi 6 septembre, la chambre d’agriculture accompagnée du GDS et des représentants de la DDETSPP ont organisé une première réunion d’information sur les risques sanitaires concernant les FCO 3 et 8 et la MHE.

Devant l’inquiétante avancée de la FCO 3 et de la MHE, ainsi que l’émergence de nouveaux variants plus virulents, la chambre d’agriculture a tenu à organiser rapidement des réunions d’information auprès des éleveurs.
Une après-midi ouverte par la présidente de la chambre d’agriculture, Christine Valentin. Rappelant que la MHE est aux portes de la Lozère puisque des cas ont récemment été déclarés en Aveyron, la présidente de la chambre d’agriculture s’est par ailleurs dite inquiète de « l’explosion de cas de FCO-8 dans le département. Cela fait de lourds dégâts dans les exploitations, encore plus que l’année dernière. Les quelques cheptels qu’on a eus contacté ont eu des pertes très lourdes sur les troupeaux, a averti la présidente de la chambre d’agriculture. Je crois beaucoup à la vaccination, et de toute manière, aujourd’hui, si on veut se prémunir de quelque chose il n’y a guère que la vaccination ».
Laure Gaillard, directrice du GDS, a rappelé que les FCO et la MHE se transmettent de façon similaire par des moucherons, et que les symptômes se ressemblent. « S’il n’y a pas encore de foyers confirmés en Lozère pour la FCO 3 et la MHE, nous avons recensé 194 foyers confirmés de FCO 8 sur le département depuis l’automne dernier, dont 60 depuis le 1er juin. Et les trois quarts des foyers sont des troupeaux bovins ». « On note une mortalité forte de ce nouveau variant de la FCO 8 qui, elle, circule depuis quelques années, et une aggravation des signes cliniques ».
« Tous les ruminants peuvent être infectés mais tous ne sont pas malades, n’expriment pas de symptômes cliniques (ndlr fièvre, amaigrissement, perte d’appétit, et cas extrême de mortalité, ainsi que des atteintes caractéristiques sur toute la sphère ORL) », a détaillé Laure Gaillard. Ces maladies ont notamment des effets importants sur la reproduction.
« Il ne faut pas se demander si on sera touché, mais quand on sera touché », a pour sa part souligné Emmanuel Foex, directeur départemental adjoint à la DDETSPP. Un avertissement pour rappeler aux agriculteurs de ne pas attendre pour vacciner leurs animaux : « il ne faut pas attendre d’entrer dans les zones concernées pour vacciner, il faut le faire dès maintenant », a-t-il martelé. Le problème lié à l’attente étant que les vaccins ne soient plus disponibles lorsque les éleveurs les demandent puisque le nombre d’éleveurs touchés va en grandissant et le nombre de doses disponibles s’amenuise pour le moment, le temps que les laboratoires fournissent les doses nécessaires. Quant à la MHE, les vaccins devraient être disponibles courant septembre.
Autre conseil fourni par les vétérinaires : la désinsectisation de manière prolongée ne fonctionne pas. « Il faut le faire, mais de manière raisonnée ».
Ces maladies (FCO et MHE) sont à déclaration obligatoire*, et sont soumises à réglementation, notamment lors du mouvement des animaux.
 

Pour suivre l'évolution des crises sanitaires :

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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