Alors que le gouvernement annonce la publication
« avant Noël » d'un décret imposant une part obligatoire de bio dans les cantines d'État (lire p1), le comité de coordination des collectivités, qui représente 70 % de la restauration collective en France, le ramène à la réalité en s'inquiétant de l'augmentation du prix des denrées alimentaires et des répercussions qu'elle aura dans la restauration collective en gestion directe.
« Comment pourrions-nous supporter 12 à 20 % d'augmentation tout en assumant notre mission sociale en accueillant les convives quels que soient leurs moyens, et notre mission éducative en proposant un repas de qualité et équilibré pour tous ? », écrit Bruno Berthier, le président du CCC France, dans une lettre ouverte au secrétaire d'État à la consommation Luc Chatel, communiquée aux
Marchés.
« Ces dernières années, et les modifications du code des marchés publics aidant, les collectivités sont passées progressivement du « moins disant » à un achat de produits de qualité et adaptés aux recommandations nutritionnelles ». Subissant de plein fouet les prochaines augmentations des denrées, et sans avoir de marge pour les compenser, les collectivités
« n'auront d'autre choix que de se reporter sur des produits bas de gamme au détriment de la qualité des repas servis ». On est bien loin du boom annoncé sur les produits bio…
« Au vu de ces éléments, je vous serai très reconnaissant, monsieur le ministre, de nous accorder un entretien et de nous permettre d'entamer une réflexion avec vos services pour préserver les repas de qualité au profit du plus grand nombre », conclut Bruno Berthier.
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