La remise en cause des organisations communes de marché n’est pas une idée nouvelle. En 1986, sous le gouvernement Rocard, à quelques semaines d’une élection législative fatale pour la gauche-, la Commission européenne propose de geler les prix agricoles et de remettre en cause un certain nombre de principes de la PAC, comme l’intervention en viande bovine. Le tollé est général. Le syndicalisme agricole parie sur le futur changement de gouvernement, qui n’aura, de fait, pas à négocier ces propositions…
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Les propositions de gel des prix agricoles de la Commission de Bruxelles s’apparentent « à une véritable entreprise de démolition de l’agriculture française », notamment face à la politique agressive des Etats-Unis, selon l’Assemblée permanente des chambres d’Agriculture. De son côté, la FNSEA estime que « l
e fossé est tel entre les propos de la Commission et les demandes des agriculteurs qu’il n’y a pas grand-chose à dire », et qu’aucune réaction officielle n’est possible à ce stade. La FNSEA souligne «
qu’il se passera beaucoup de choses avant la fixation des prix » ajoutant : «
on est sûrs que c’est un autre gouvernement qui mènera les négociations jusqu’au bout ». La Fédération annonce «
qu’une telle politique de gel des prix condamnerait 75% du million d’agriculteurs installés en France ». Quant au Modef, toujours modéré…, il a souhaité que «
la France quitte la table de négociations ». Le mécontentement est général, qu’il s’agisse du «
démantèlement de l’intervention » pour la viande bovine, de l’imposition d’une «
taxe céréalière supplémentaire sans objectif », de la mise en place de quotas de production pour les oléagineux ou du «
nouvel affaiblissement des organisations de marché » pour le vin, les fruits et les légumes.
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A l’encontre de ces mesures, l’APCA propose «
une adaptation des organisations de marché » et déclaré que les agriculteurs sont prêts à consentir des efforts financiers pour moderniser les équipements agricoles et accroître la capacité d’exportation de l’agriculture française.
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Les premières propositions de la Commission : beurre -4%, lait 0, poudre de lait + 3,5 sont encore très incomplète, comme le souligne M.Giroux, directeur de la FNPL. Il faut attendre les mesures complémentaires annexes : rachat de quotas, taxe de coresponsabilité… » La FNPL ne se prononce pas sur le dispositif pour la nouvelle campagne et souligne qu’à l’heure actuelle «
ce sont plus les problèmes de pénalités et de dépassement des quotas qui inquiètent les esprits».