Le contexte des relations commerciales 2022 est inédit à plus d’un titre. D’un côté, la hausse des coûts de production ne s’amoindrit pas, que ce soit en matières premières agricoles qu’en autres intrants (emballages, énergie, transport), de l’autre côté, le cadre juridique a évolué, et ce, dans un temps record. Le début des négociations commerciales a ainsi été tardif. Et le temps de comprendre l’ampleur des enjeux qui se jouent derrière ce nouveau texte, que beaucoup ont d’ailleurs encore du mal à appréhender tant il est complexe, certains distributeurs ont déjà désigné à la vindicte populaire les industriels et leurs hausses démesurées, considérant que le pouvoir d’achat doit être préservé coûte que coûte. Clairement, le maillon industriel de la chaîne alimentaire ne peut pas se permettre de vivre une neuvième année de déflation. Les consommateurs sont multiples. Il y a tant d’autres dimensions désormais à prendre en compte que le seul prix pour les attirer : l’innovation, la durabilité, la qualité… Il est plus que temps de changer de paradigme dans les relations fournisseurs-distributeurs pour que quelques centimes d’euro nécessaires à la vie d’une entreprise ne continuent pas à être chaque année un drame national.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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