Du compost made in pisciculture de Lozère

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Mercredi 19 avril, au lycée agricole Louis-Pasteur de la Canourgue, a eu lieu l’inauguration du site de lombricompostage ; un projet lancé il y a près de deux ans pour traiter les boues piscicoles de l’exploitation acquacole attenante au lycée. Crédits : © Marion Ghibaudo

Site pilote pour le traitement des boues piscicoles par lombricompostage, le lycée agricole de la Canourgue (Eplefpa) a bénéficié de financements européens (Innoqua) et nationaux (dans le cadre du Plan de relance) pour mener ce projet à bien. Objectif ? Prouver que les boues piscicoles peuvent être traitées sur place, avec le minimum d’inconvénient, le tout pour un faible coût. « La gestion des boues est un enjeu majeur pour les installations piscicoles », a expliqué Philippe Leroy, directeur d’exploitation du lycée. Si, jusqu’à présent, un agriculteur voisin acceptait de les récupérer pour les épandre ensuite dans ses champs, les problématiques posées par l’odeur, notamment, devenaient un argument lourd à contrer. Sans compter le coût lié à cette opération. « Sur le plan législatif et réglementaire, l’acquaculteur est responsable des boues qu’il produit, mais ne disposant pas de foncier où les épandre, il ne peut garantir leur traçabilité et leur innocuité pour l’environnement ». Une question majeure, car en cas de problème, c’est l’installation piscicole qui peut être menacée de fermeture.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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