Concilier sécurité et débit de chantier

- - 2 min
La limitation des mouvements aggravants liée à la norme EN 15000 a réduit les risques de basculement vers l'avant des engins de manutention à bras télescopiques. Crédits : © Thorsten Schmidtkord NIC RAY Photography

Dix ans après la mise en application de la norme EN 15 000 limitant les mouvements aggravants (sortie de flèche, descente du bras et cavage), les accidents mettant en cause le basculement vers l'avant d'un chargeur télescopique sont malheureusement toujours présents dans les statistiques de la MSA. Bon nombre d'utilisateurs se sont déjà fait des frayeurs en cherchant les limites de capacité de leur charriot télescopique, avec dans la majorité des cas, aucune conséquence physique. Mais dans les rares cas où la situation devient dangereuse, l'accident peut être fatal... Les systèmes de sécurité prennent ainsi tout leur sens pour éviter aux utilisateurs de passer outre les limites de capacité de leur automoteur de manutention. Si, lors de la mise en place de la norme, les agriculteurs ont pu avoir le sentiment que leur nouveau modèle était moins performant que leur ancien appareil à capacité comparable, ce reproche s'est estompé avec le temps. Sur la plupart des appareils, la solution dictée par la norme consiste à ralentir les mouvements quand le basculement est proche, puis à les bloquer lorsque que le capteur de charge de l'essieu arrière détecte la limite de délestage des roues. L'appareil est alors mis en sécurité et le chauffeur n'a d'autre choix que de rentrer la flèche, ou pour certains modèles, de lever le bras ou de benner. Pour se sortir de ces situations critiques, le chauffeur peut provisoirement shunter la sécurité en appuyant, selon les constructeurs, sur un bouton au niveau de l'indicateur de charge du montant de la cabine ou sur un interrupteur au tableau de bord, ou encore tourner une clef, également sur le tableau de bord. La désactivation de la sécurité pendant quelques secondes impose que la machine soit à l'arrêt et que le chauffeur utilise ses deux mains, rendant la manipulation plus ou moins aisée en fonction de l'emplacement du système de désactivation.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

sécurité
Suivi
Suivre
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires