Comprenez-vous vos vaches au pâturage ?

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On voit ici que les vaches ne fréquentent que deux voies sur un chemin beaucoup plus large à l’origine. Les cailloux se révêlant trop grossiers, les vaches ont créé leur propre voie terrassée à force de passages. Crédits : © BCEL-Ouest
Les chemins d'accès sont une zone à risques pour les onglons. Crédits : © Bcel-Ouest
LES VACHES... marchent en quatre temps. La démarche est saine si la vache se tient normalement, le dos plat et horizontal. Elle pose ses pieds avec aplomb, les pieds arrière se positionnant à l’endroit où étaient les pieds avant. Si elle débute sa marche par la levée du membre antérieur droit, le postérieur gauche suivra, puis viendront l’antérieur gauche et le postérieur droit. Crédits : © C. Pruilh
LES VACHES MARCHENT EN QUATRE TEMPS. La démarche est saine si la vache se tient normalement, le dos plat et horizontal. Elle pose ses pieds avec aplomb, les pieds arrière se positionnant à l’endroit où étaient les pieds avant. Si elle débute sa marche par la levée du membre antérieur droit, le postérieur gauche suivra, puis viendront l’antérieur gauche et le postérieur droit. Crédits : © F. Mechekour
LES VACHES MENEUSESsont celles qui viennent vers l’homme. Elles initient les déplacements au pâturage et sont suivies par les autres. C’est toujours la même vache qui mène pour une activité donnée mais ce peut très bien en être une autre pour une autre activité. Il n’y a pas de relation avec la position dans la hiérarchie. Les meneuses ont souvent une position sociale intermédiaire et sont souvent les plus expérimentées du troupeau. Crédits : © E. Bignon
LORSQU'IL FAIT CHAUD, les vaches cherchent naturellement de l’ombre où trouver un peu de fraîcheur. Veillez à des herbages pourvus d’endroits ombragés. Dès 22 °C, une vache laitière peut commencer à souffrir de stress thermique et sa production baisser. Même durant des étés modérés, le stress thermique est une réalité en France. Une vache qui entretient un fermenteur à plus de 40°C qui sue peu et qui ventile mal est mal équipée pour disperser la chaleur. En fin de journée chaude de plein été, une vache à robe noire revient du pâturage avec une température corporelle de 40 °C ! Crédits : © M.-A. Carre

Nous avons tous en tête l’image d’une vache bienheureuse en train de ruminer au pré. Allongée, elle tient sa tête en avant obliquement et met aussi souvent une patte en avant. C’est typiquement une expression qui traduit le bien-être de la vache. « Sans contraintes physiques telles que les logettes ou les couloirs étroits, le pré permet aux éleveurs d’apprécier les vaches en situation de bien-être, avance Stéphane Saillé de BCEL-Ouest. C’est au pâturage que s’exprime le comportement naturel d’une vache. Et que voit-on ? Soit elle mange, soit elle est couchée. C’est ce comportement observé au pré qu’il faut chercher à transposer à l’intérieur de l’étable. »

Les mouvements des animaux sont également plus naturels au pâturage. Une bonne occasion pour observer comment se déplace une vache, comment elle broute, et comment elle se couche.

Comment mange une vache ?

• Au pâturage, une vache abaisse la partie avant du corps en écartant les membres antérieurs. Le mufle est rapproché du sol. Cette posture est complètement différente de celle d’une vache mangeant au cornadis, où elle se trouve en général les deux pieds joints ce qui l’empêche d’abaisser sa tête vers la table d’alimentation.

• La vache balance sa tête d’un côté puis de l’autre, mange toute l’herbe à sa portée, avant de faire quelques pas et de recommencer. Ce phénomène de balayage se retrouve aussi à l’auge. Environ 5 000 bouchées sont comptabilisées par heure au pâturage.

•Une vache peut ingérer entre 2 et 2,5 kg de matière sèche par heure, soit deux fois moins que l’ensilage de maïs à l’auge. C’est une vraie course contre la montre pour ingérer 15 kg MS d’herbe pâturée par jour.

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Des organes sensitifs développés

L’œil des bovins est panoramique. Avec un champ de vision de 330° sans bouger la tête, ils voient tout autour d’eux à l’exception d’une zone étroite située derrière eux. Par contre, ils ne voient en relief que droit devant eux. L’œil des bovins est plus sensible à la lumière que celui des hommes et ils craignent les contrastes lumineux. La vision des mouvements est plus détaillée, ce qui explique des réactions de fuite face à des mouvements rapides.

L’odorat des vaches est excellent, et influence leur comportement. Elles sélectionnent principalement leurs aliments à l’odeur. Les bovins perçoivent les phéromones présentes dans l’urine, les fecès, la transpiration, les sécrétions vaginales, qui permettent la communication entre eux. Les chercheurs pensent qu’ils perçoivent les odeurs de peur ou d’énervement émanant de l’homme.

L’ouïe des bovins est aussi beaucoup plus sensible que celle de l’homme. Ils entendent des sons qui nous sont inaudibles. Les sons graves ont tendance à les apaiser, contrairement aux sons aigus. La voix et notamment son intensité jouent un rôle important. Si le ton s’élève, les animaux dressent leurs oreilles.

Leur sensibilité tactile est très développée. Il existe des points dits sensibles qui les apaisent comme les crêtes du palais ou l’épi dorsal. Il y a aussi des zones très sensibles à la douleur : le mufle, la base des oreilles, la mamelle.

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