Coop de France s’ouvre sur les dispositifs palliatifs à la volatilité des prix des grains, trois semaines après les avoir présentés au ministre de l’Agriculture. Le pôle Nutrition animale de l’organisation a construit avec le pôle Bétail et Viande un projet de contrat-type de fourniture d’aliments aux éleveurs coopérateurs. Celui-ci établira notamment les modalités de livraison et le transfert de propriété, et un prix, fixe ou indexé sur une durée définie. Il s’agit ainsi d’atténuer, pour le maillon le plus faible de la filière, les effets de fortes variations des cours, à la hausse comme à la baisse ; étant entendu que cette volatilité est devenue une caractéristique des marchés de matières premières. Jean-Luc Cade, président de Coop de France Nutrition animale, a insisté ce matin en conférence de presse sur l’idée de « création de valeur », en passant d’une « logique de prix spot » à la « construction de marge », plus apte à « préserver l’agriculture familiale ». Il a précisé que l’éleveur n’acceptera de s’engager que s’il dispose d’une visibilité à moyen terme des prix de ses produits animaux. Le même dispositif doit donc se prolonger à l’aval. Jacques Poulet, directeur du pôle animal de Coop de France, a avancé l’idée de livraisons différées à prix lissés pour le porc. Celles-ci sont expérimentées par E. Leclerc autour du marché de Plérin.
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