Réservé aux abonnés

Chaliers Territoire bio engagé : une première dans le Cantal

- - 3 min
Yann Grangeon, Adrien Petit, Paul Coutarel et Thierry Robert.  Crédits : © b.parret

Chaliers est la première commune cantalienne a obtenir le label Territoire bio engagé. Les raisons en sont multiples et les habitants comptent bien valoriser ce nouveau label. 

Un label

Le label Territoire bio engagé a été remis officiellement à la commune de Chaliers mercredi 26 août. Si le conseil municipal l’a approuvé “sans difficulté et avec des élus très ouverts à la proposition”, comme s’en félicite le maire Thierry Robert, “tout le mérite” de cette reconnaissance revient à Paul Coutarel, élu municipal et agriculteur bio. Il a proposé ce projet et monté le dossier avec la confiance de ses collègues du conseil municipal. Il a bénéficié de l’aide de Yann Grangeon, technicien de la Chambre d’agriculture du Cantal et animateur de l’association Bio 15. Ce label est né en Nouvelle-Aquitaine en 2012. Il concerne aujourd’hui 450 communes en France. Il s’adresse aussi aux communautés de communes et aux départements avec le soutien de l’État et de la Région, en l’occurrence pour le Cantal, la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Il est porté ici par Cluster Bio, une association régionale de promotion de la filière bio. Chaliers est donc la cinquième commune auvergnate et à jamais la première du département du Cantal à obtenir ce jeune label en faveur de la production et de la distribution des produits bio.
 

15 % des surfaces

l’idée n’est pas de convertir tout le monde mais de montrer qu’il se passe des choses".

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

agriculture biologique
Suivi
Suivre
magasins bio
Suivi
Suivre


Pour l’obtenir, deux critères principaux sont nécessaires, rappelait, en mairie, Adrien Petit, directeur de Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes. Le premier concerne les surfaces agricoles converties
en agriculture biologique. Le deuxième est de mettre en lumière l’aval des filières avec la distribution notamment dans la restauration collective et dans la logique de la loi Egalim.  Chaliers répondait ainsi au cahier des charges avec 15 % de sa surface agricole convertie en bio, cinq exploitations engagées soit 25 % de celles présentes sur la commune. Des chiffres qui placent même la collectivité de la Margeride au-dessus de la moyenne départementale, confiait Yann Grangeon. Pour le maire, “l’idée n’est pas de convertir tout le monde mais de montrer qu’il se passe des choses et que nous pouvons les valoriser et même en faire un argument d’attractivité touristique”. Si ce label n’apportera pas de moyens financiers supplémentaires pour la commune ou les agriculteurs, “il doit permettre de promouvoir la dynamique des producteurs, de valoriser le bio auprès des habitants et des visiteurs et au-delà dans un engagement collectif de se sentir plus libre de sortir des pesticides et de mieux nourrir nos enfants”, soulignait Adrien Petit. 
 

Aux suivants ? 


Ce premier exemple de Chaliers fera-t-il des émules ? Joël Brun, maire de la commune voisine de Lorcières, lui-même producteur bio, ne cache pas son intérêt pour le label, à la condition que “l’idée en soit partagée”.  
Le Cantal compte 385 exploitations engagées dans la démarche agriculture biologique. Cela 
représente 7 % de la surface agricole utile du département (11 % pour la région). 130 agriculteurs-producteurs adhèrent à l’association Bio 15. Les produits sont à retrouver lors de différents événements spécialisés, auprès des Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), les magasins bio et chez les producteurs eux-mêmes, répartis sur l’ensemble du département. 

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires