Pour aller chez Emmanuel, il faut grimper, passer deux ponts et tourner plusieurs fois à gauche et à droite pour finalement arriver à Combette-du-Rabat (Estables), tout dépendant évidemment de l’endroit d’où vous partez. Mais jeudi 30 octobre, pas de risques de se perdre, tout était balisé. Nous voilà sur les hauteurs de la Margeride, à prés de 1 250 m d’altitude.

Emmanuel a repris la ferme, à la suite de son père, non sans avoir auparavant travaillé dix ans en coopérative et passé une paire d’années en Suisse ; « pour voir et faire autre chose », glisse-t-il. La base était là, petit à petit l’agriculteur a modifié la gestion d’exploitation en montant entre autres un cheptel Aubrac et en faisant construire un bâtiment en bois : 108 hectares de SAU, dont cinq hectares de triticale et deux en orge de printemps pour le renouvellement des prairies, le reste étant de l’herbe. « En période hivernale, le bâtiment sert principalement pour les mères et les veaux. L’été, ce sont les génisses et les broutards, du stockage au besoin. »

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La suite dans le Réveil Lozère, page 5, édition du 6 novembre 2014.

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