avenir laitier Aux producteurs de tenir la barre

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Après 27 ans de régime de quotas, « on n’a jamais eu autant de possibilité de négocier » constate une productrice de lait à Besse. Cependant, l’assistance dénote une législation générale encore trop favorable à l’aval de la filière.
« Malgré que l’on soit en zone de montagne, on peut être performant» clament les producteurs à Manzat. « Le Producteur ne doit pas être une variable d’ajustement » défend Pascal Servier, Président de la Fdpl. Crédits : © Auvergne Agricole

En météorologie, il y a les signes de beau temps et les avis de tempête. De la même manière, chavirés entre des prix et des charges volatils, les producteurs de lait cherchent avec détermination une terre ferme pour accomplir leurs projets professionnels et leurs projets de vie. Au-delà d’un objectif d’équité entre producteurs, la différenciation des produits laitiers est une priorité aux enjeux considérables pour notre région.

 

Négocier la houle des contrats

La mise en place des contrats est vécu comme un raz-de-marée dans le monde laitier. Et pourtant 100 % des producteurs sont déjà contractualisés. Pourquoi ne pas prendre le temps d’analyser les lignes des contrats ? La date du 1er avril 2011 impose aux acheteurs de proposer des contrats à tous les producteurs, elle impose ni signature ni position immédiates de la part des producteurs. La Fdpl, avec la section régionale laitière, aidera tout producteur à comparer collectivement les propositions et à formuler des conditions d’engagement. Affronter un océan juridique est plus difficile sur une coquille de noix que sur un remorqueur. C’est pourquoi il est proposé aux producteurs de s’organiser collectivement pour, notamment, faire suivre leurs contrats individuels et éviter les écueils, risques de ne plus être collectés ou d’être injustement rémunérés.

« Que se passera t-il si… ? »

La contractualisation au sens du décret du 30 décembre s’applique au lait non transformé. Elle impose une mention de volumes dans les contrats.

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« Il est difficile pour les producteurs mixtes de prévoir la part des quotas transférables » commentent les éleveurs à Besse. Ce point, un parmi d’autres, nécessitera probablement un renforcement des discussions en amont du contrat individuel. Pascal Servier, Président de la Fdpl insiste sur le fait que « les filières gagnent en importance». Autre exemple, cité à Manzat: « Et si un associé tombe malade, si un problème sanitaire ou climatique nous empêche de livrer le lait engagé, que fera-t-on ?». En d’autres termes, là aussi, soit l’interprofession, soit une organisation de producteurs face aux entreprises, devraient être amenées à prévoir les procédures dans les cas dits de force majeure. C’est en tout cas l’intérêt de chacun d’anticiper le traitement de ces situations, afin d’éviter des écritures et/ou des lectures abusives des relations vendeur/acheteur.

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suite page 4 de l'Auvergne Agricole du 17 février

 

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