L’Oeuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) se réjouit, dans un communiqué, « de voir enfin le gouvernement prendre acte que l’abattage rituel sans étourdissement est et doit rester une pratique dérogatoire. En conséquence, ce type d’abattage ne doit être mis en œuvre que pour une production identifiée de viandes ou abats, liée à une consommation halal ou casher ». Un décret du 28 décembre 2011 impose aux établissements d’abattage de disposer « d’un système d’enregistrements permettant de vérifier que l’usage de la dérogation correspond à des commandes commerciales qui le nécessitent », souligne le communiqué. De plus, une autorisation préfectorale est à obtenir avant le 1er juillet 2012. « Pouvoir justifier qu’un abattage rituel correspond à une commande spécifique est un point important car, actuellement, la plus grande partie des viandes issues de ce type d’abattage se retrouve dans les circuits classiques sans aucune indication pour les consommateurs », a estimé pour sa part la Fondation Brigitte Bardot.
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