Voies navigables de France (VNF) a constaté en 2018 une progression du transport fluvial de marchandises agroalimentaires. Une progression significative, de 12,5% en volume, avec 13 millions de tonnes transportées. La progression, en termes de tonnes-kilomètres, est de 13,9%, atteignant presque 2 milliards de t-km. Les chargements sont pour plus des trois quarts constitués de grains : blé, colza… Le regain est lié à des récoltes meilleures en 2017 que celles de 2016. VNF se réaffirme comme un partenaire des filières céréalières qui contribuent à leur compétitivité tout en limitant la pollution atmosphérique. L’organisme VNF affirme qu’il continuera à aider les entreprises à investir dans des silos ou des sites de transformation au bord des voies d’eau, ainsi que dans les outils de manutention adaptés, ceci à travers sont Plan d’aide au report modal (PARM). C’est sur le bassin Seine-Oise que le trafic a le plus augmenté (de 17,6 %) en 2018, grâce notamment aux flux en direction du port de Rouen. En revanche, le transport des denrées alimentaires y a régressé, de 19,6%, en raison « d’une réduction du transport de produits oléagineux (dont l’huile et les tourteaux, NDLR », est-il expliqué. VNF souligne que le trafic céréalier a progressé sur les quatre axes fluviaux en dépit de deux phénomènes exceptionnels : les crues importantes de la Seine et du Rhône et les basses eaux de forte amplitude et de longue durée du Rhin et de la Moselle.
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