Rétrospectivement, on mesure l’ampleur des dégâts provoqués par les conditions climatiques
désastreuses sur le colza au cours de la campagne 2012-2013. Le Cetiom a publié la carte des pertes de surfaces de colza entre la récolte 2012 et celle de 2013 dans les départements français concernés par cette culture. « Ces pertes sont liées à la fois à des impossibilités
de semis et à des retournements, souligne Fabien Lagarde, directeur technique du Cetiom. Les secteurs les plus affectés sont le Nord-Est, le Centre, notamment le Berry, et la région Poitou-Charentes. Les taux de retournement ont atteint jusqu’à 45 % des surfaces ! »
Ceci s’explique à la fois par la période très sèche qui a suivi les semis 2012 (10 % des intentions de semis n’ont pu être réalisés), des difficultés de désherbage et des conditions humides de l’automne.
« Les biomasses des colzas à l’entrée de l’hiver se situaient entre 150 et 300 grammes par mètre carré alors qu’en année normale, elles se situent entre 1 et 1,5 kilo/m2. On estime
qu’en dessous de 300 grammes/m2, le potentiel de la parcelle ne peut être atteint », poursuit-il.

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Production en baisse de 17 %


Au final, la production de colza en 2013 est de 4,5 millions de tonnes, en retrait de 17 % par rapport à 2012 et de 13 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le rendement moyen a été de 31 quintaux/hectare, en retrait de 8,5 % par rapport à 2012 et de 10 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Le scénario d’une longue période sèche après les semis 2013 s’est renouvelé dans le Centre,
engendrant des inquiétudes.

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