Ventilateurs et douches pour soulager les laitières
À l’EARL du Madelbos (dans le Cantal), Sébastien Goubert se félicite d’avoir tout récemment investi dans des installations destinées à atténuer le stress thermique de son troupeau laitier. Il a pu en mesurer les bénéfices lors de la canicule.
À l’EARL du Madelbos (dans le Cantal), Sébastien Goubert se félicite d’avoir tout récemment investi dans des installations destinées à atténuer le stress thermique de son troupeau laitier. Il a pu en mesurer les bénéfices lors de la canicule.
Contrairement à bien des humains la semaine dernière, le troupeau holstein de Sébastien Goubert a pu récupérer chaque nuit, même quand le thermomètre extérieur peinait à redescendre sous les 25°C nocturnes. “Quand j’arrive le matin, les animaux sont sereins et dans la journée, les vaches sont couchées, au cornadis ou... sous la douche”, décrit l’éleveur installé au Madelbos (Arpajon-sur-Cère) où les 65 laitières sont traites au robot (système sans pâturage).
Air ventilé dès 15°C
Il y a un mois en effet, Sébastien Goubert a concrétisé un projet auquel il réfléchit depuis deux ans : adapter son bâtiment aux fortes chaleurs via deux installations. Des ventilateurs verticaux - onze au total répartis dans la stabulation des laitières - qui se déclenchent automatiquement quand la température dépasse les 15°C. Et dont la vitesse augmente parallèlement à l’évolution du thermomètre. “Le fabricant - Orela - les bloque avec un garde-fou fixé à 80 % de leur puissance, ce qui est un bon compromis entre ventilation et consommation électrique, mais depuis le début de la semaine (dernière) je les ai positionnés à 100 %”, explique l’agriculteur qui n’a pas encore de recul sur la consommation énergétique de ces ventilateurs suspendus.
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Pallier les effets du stress thermique
Couplées à ce dispositif, des douches au goutte à goutte dont le troupeau raffole : ces dernières se déclenchent toutes les 25 minutes à raison de 40 secondes d’aspersion, entre 10 heures et 21 heures, et ce dès le seuil de 27°C franchi, permettant d’abaisser la température corporelle des animaux et celle ambiante. Des paramètres standard que Sébastien a modifiés compte tenu de la canicule (déclenchement toutes les 15 minutes de 9 heures à
23 heures).
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Et déjà, même en ayant fait l’impasse sur la complémentation “stress thermique”, les bénéfices sont visibles sur le bien-être des animaux et la production, avec comme élément de comparaison les chaleurs de fin mai : “On a pris ce premier épisode de plein fouet, avec plus de 40°C dans le bâtiment. J’ai perdu alors entre 20 et 25 minutes d’ingestion et la production laitière est tombée de 40 à 35 kg. Elle est remontée depuis à 38-39 kg. Quand la deuxième canicule est arrivée, bien plus forte et longue, j’ai tenu à 38-39 kg avant que ça baisse à 36 kg en gardant la même ingestion”, détaille le producteur dont l’exploitation robotisée permet de suivre précisément de nombreux paramètres du troupeau. En fin de semaine dernière, les animaux ont tout de même commencer à accuser le coup avec 10 minutes en moins d’ingestion.
Un regret pour l’éleveur : ne pas avoir investi plus tôt. Un investissement qui s’est élevé à 33 000 € HT au total (28 000 €HT pour les ventilateurs, 5 000 pour les douches), aidé par le plan
bâtiment d’élevage. Et déjà,
Sébastien Goubert réfléchit à compléter ces installations pour suivre en temps réel l’indicateur de stress thermique du troupeau (THI, croisant température et humidité).
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