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Service de Remplacement : permettre aux agriculteurs de s’arrêter sereinement tout en maintenant leur exploitation

À la suite d'une opération chirurgicale, Olivier Brosson, éleveur Charolais à Saint-Étienne-des-Champs a dû suspendre son activité professionnelle durant plus d'un mois. Grâce au Service de Remplacement, sa ferme a continué de tourner lui permettant de se soigner sereinement.

Charles Baudart

Suite à une opération du canal carpien, Olivier Brosson a été contraint au repos du 10 septembre au 26 octobre dernier. Durant plus d'un mois et demi, l'activité de son exploitation de 70 à 80 mères Charolaises a été maintenue grâce à l'intervention des salariés du Service de Remplacement. L'éleveur a ainsi pu se soigner sereinement, sans infliger une surcharge de travail à son entourage familial.

Pansage, pâturage, vêlages : le quotidien de l’élevage maintenu

Olivier Brosson a adhéré au Service de Remplacement du Puy-de-Dôme dès son installation en 2016, comme son père avant lui.

Il en a eu besoin à plusieurs reprises. J'ai été sensibilisé à faire appel au SR pour la maladie mais aussi pour partir en vacances ou pour de la main-d’œuvre complémentaire. »

Quand il apprend qu'il doit se faire opérer et ne pas travailler durant plus d'un mois et demi, l'éleveur sait qu'il peut compter sur l'association et ses salariés

Ce qui m'inquiétait le plus, ce n'était pas l'exploitation mais de rester à rien faire ! »

L'éleveur a pris contact avec le Service de Remplacement dès la date d'intervention fixée.

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Durant toute la période de son arrêt maladie, sept salariés vont se succéder pour le remplacer. « Je connaissais déjà trois d'entre eux et j'ai rencontré les quatre autres à cette occasion. » Malgré le turn-over, l'activité de l'exploitation se poursuit, sans avoir à adapter ou modifier certaines pratiques.

À chaque nouveau venu, Olivier Brosson ou son père à la retraite (et membre associé de l'EARL) l’accompagne pour lui présenter et expliquer le fonctionnement de l'exploitation« Les salariés étaient compétents et autonomes » juge l'éleveur.

Le pansage quotidien, l'entretien des clôtures, la gestion du pâturage et les autres travaux assurés, l'éleveur a pu se soigner sans s'inquiéter pour son exploitation.

« Les vêlages attaquaient tout juste. Je surveillais juste les naissances de loin. »

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Service de Remplacement : un filet de sécurité pour les éleveurs

Grâce à son adhésion au Service de Remplacement du Puy-de-Dôme, Olivier Brosson a pu bénéficier durant toute la durée du remplacement, d'un accompagnement administratif. « Je ne me suis occupé de rien. Le SR m'envoyait la facture, je payais. »

Sa pathologie a été reconnue comme une maladie professionnelle lui permettant de bénéficier de seulement 4 jours de carence. La MSA a ensuite pris en charge une partie du remplacement qui a été complété par une assurance personnelle souscrite par l'éleveur.

S'il ne se souvient plus du montant exact resté à sa charge, Olivier Brosson estime qu'il n'était pas très élevé au regard de ce que lui a apporté ce remplacement. 

Sans le Service de Remplacement, j'aurais été contraint de me reposer sur la famille, mon père et mon oncle pour maintenir le travail. » 

Le repos nécessaire à son rétablissement en aurait lui aussi fait les frais.

Alors pour la prochaine opération sur sa seconde main, Olivier Brosson rappellera le Service de Remplacement pour pouvoir maintenir l'activité de l'exploitation tout en se soignant.

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