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Végétal
Le lin oléagineux : une culture à valeur ajoutée cultivable en Haute-Loire

Des agriculteurs du Brivadois testent la culture du lin oléagineux sur leur exploitation. Découvrons les atouts de cette culture à valeur ajoutée avec Fiona Babin, de la Chambre d'agriculture.

Le lin oléagineux, une culture à valeur ajoutée.
Le lin oléagineux dispose de sérieux atouts.
© © Chambre d'agriculture

La culture du lin oléagineux fait son entrée en Haute-Loire. 4 agriculteurs l'ont introduite à l'automne dernier dans leur rotation. L'histoire commence à l’automne 2020 lorsqu'un groupe d'agriculteurs du Brivadois, décidés à s'orienter vers de nouvelles cultures à valeur ajoutée, se lancent dans la culture du lin. Quelques semaines plus tard, un autre agriculteur se renseigne sur la culture du lin auprès de Fiona Babin conseillère d'entreprise de la Chambre d'agriculture. Cette dernière lui apporte les renseignements demandés sur une culture qu'elle connait bien de par ses origines en Limagne...
En plus de faire partie des cultures à valeur ajoutée (vendu entre 450 et 500 €/tonne en fonction des cours), le lin oléagineux dispose de sérieux atouts : "Il s'agit d'une bonne tête de rotation en remplacement du colza jugé sensible aux accidents climatiques (gel, sécheresse...) et aux ravageurs. Le lin oléagineux apparaît moins sensible aux accidents climatiques et ses ravageurs ne sont pas présents en Haute-Loire. Le lin ne nécessite pas de matériels spécifiques ; pour le cultiver et le récolter, un semoir à céréales et une moissonneuse-batteuse classiques suffisent. De plus, il n'est pas exigeant en termes de préparation du sol ; il est adapté au non-labour comme au labour. Le lin se caractérise par une facilité de récolte ; le fait que les grains soient logés dans une capsule permet de repousser facilement la récolte dans le temps, ce qui procure une grande souplesse de travail. Enfin, c'est une culture économique en intrants puisque seul un apport de 80-85 unités d''azote/ha, en 2 passages, suffit. Il faut aussi savoir que la paille de lin peut être utilisée comme litière " explique la conseillère.


Point clé : le désherbage d'automne
Et d'ajouter : "le point clé de la culture, c'est le désherbage d'automne qu'il ne faut surtout pas rater".
Les agriculteurs du Brivadois ont opté pour du lin oléagineux d'hiver dont les rendements (compris entre 20 et 25 qx/ha) sont supérieurs au lin oléagineux de printemps (compris entre 15 et 20 qx/ha).
Le 17 juin dernier, la chambre d'agriculture de Haute-Loire proposait de découvrir une parcelle semée en lin oléagineux sur l'Earl de Barlières II à Bournoncle St Pierre. Une occasion d'évoquer la filière et ses débouchés. Les établissements Chouvy Aliments, seul transformateur sur le département, et le groupe Euréa proposent des contrats aux agriculteurs autour de la culture du lin. Le lin ainsi récolté est ensuite intégré dans des formules pour l'alimentation animale, ce qui donne des produits animaux (viande et lait) enrichis en oméga 3, que l'on retrouve dans la filière Bleu-Blanc-Cœur.
Que ce soient pour des agriculteurs céréaliers ou pour des éleveurs dotés des surfaces disponibles et dont le bilan fourrager est équilibré, le lin peut facilement être intégré dans les rotations des exploitations à condition qu'elles soient situées dans les zones basses du département (pas au delà de 700 m). Si vous êtes intéressé par cette culture, n’hésitez pas à contacter la Chambre d’agriculture de Haute-Loire (Fiona Babin).
Véronique Gruber

 

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