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Interbev Nouvelle-Aquitaine en visite en Creuse

Le 3 octobre, les membres d’Interbev Nouvelle-Aquitaine étaient réunis en conseil d’administration à La Souterraine. Après une matinée chargée, l’après-midi a été consacrée à un focus sur la Creuse et notamment la coopérative Celmar avec la visite du centre d’allotement.

© P. Dumont

Au programme de cette matinée de travail pour le conseil d’administration d’Interbev NA, de nombreux dossiers d’actualité. Le point a été fait sur l’état d’avancement des démarches Viandes de Bœuf Label Rouge, les projets d’adaptation à la demande de l’offre viande de bœuf, veau et agneau, la démarche d’harmonisation des Fonds d’Assainissement Régionaux ou encore la communication interne et externe. Les participants sont aussi revenus sur la visite de l’abattoir mobile Bœuf Éthique organisée en Bourgogne-Franche-Comté par la Région Nouvelle-Aquitaine. L’après-midi a débuté par un point sur la santé économique des élevages de la Creuse par le CER France Centre Limousin. Entre 2020 et 2021, l’EBE a augmenté de 5 %. Aliments et engrais, qui ont baissé de 3 et 1 % sur la même période, connaissent depuis de fortes hausses. Pour le CER, si le chiffre d’affaires augmente c’est surtout dû à une décapitalisation croissante et le manque à gagner se fera sentir l’année suivante. Au final, la trésorerie nette s’élève à un peu plus de 22 000 € contre près de 27 000 € en 2020. Décapitalisation, revenu disponible faible et qui rend très difficile l’installation, un constat qui inquiète les éleveurs. Perrine Puyberthier de l’Agence de l’Attractivité et de l’Aménagement de la Creuse (AAA23) a ensuite présenté le Projet Alimentaire Territorial de la Creuse initié en 2019 et qui bénéficié de crédits du Plan de Relance. L’objectif poursuivi par les partenaires : manger sainement et creusois à toutes les étapes de la vie. Le projet s’articule autour de 6 piliers : l’installation, l’agroécologie, la transformation et la distribution des produits locaux, l’éducation au goût et la prévention du gaspillage. Ces deux derniers piliers sont particulièrement vrais pour la viande bovine et dans la restauration scolaire. La consommation de viande des collèges creusois a été passée au crible pour arriver à la conclusion qu’un approvisionnement local est parfaitement possible. La création d’un marché public en viande bovine a donc été mis en place en lien avec le groupement d’achat des établissements creusois. Trois structures creusoises ont répondu à l’appel. D’autres démarches sont en cours pour les produits laitiers. En fin d’après-midi, avant la visite du centre d’allotement de Celmar, la coopérative a présenté son activité et l’Association d’Organisation de Producteurs créée avec CCBE. Le récent rapprochement des deux coopératives leur permet d’avoir un poids plus important dans les négociations puisqu’à elles deux, elles représentent 1 000 éleveurs bovins et près de 90 000 vaches allaitantes. Outre le partage des centres d’allotement et la mutualisation du ramassage, un responsable vente boucherie commun a été nommé. Geneviève Barat, conseillère régionale déléguée à la ruralité, aux circuits courts et à la feuille de route alimentation, présente l’après-midi est revenue sur l’action de la Région. Elle a été interpellée par les éleveurs présents sur le retour des accords de libre-échange, les Egalim 2 ou encore l’approvisionnement en produits locaux de la restauration collective néo-aquitaine. En réponse, la conseillère régionale a rappelé les efforts faits pour favoriser les produits locaux en RHD, soulignant également les responsabilités de chacun et la difficulté du contexte actuel. Des réponses qui n’ont pas semblé satisfaire totalement les participants.

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