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Ecoles des Alouettes, un poste menacé : “Un déni de notre modèle d’inclusion”

À l’école aurillacoise des Alouettes, la mobilisation s’est organisée dès l’annonce de la suppression d’un poste d’enseignant. Les effectifs pris en compte par la Dasen n’intègrent pas l’unité IESHA.

Mobilisation le 27 mars avant de nouvelles possibles actions.
© Patricia Olivieri

Lundi 23 mars après-midi, c’est par un coup de fil que la directrice de l’école des Alouettes a appris que l’établissement devait rendre l’un de ses dix postes d’enseignants à la rentrée prochaine. Une décision “brutale” à laquelle ni les corps enseignant ni les parents d’élèves ne s’attendaient, d’autant moins que les Alouettes ont déjà perdu un demi-poste l’an dernier, rappelle Franck Lacroix, ancien président de l’association des parents d’élèves. 

14 élèves “effacés”

Certes les estimations - à date -projettent une légère baisse d’effectif à la rentrée 2026-2027, avec 172 enfants contre 177 aujourd’hui mais ces chiffres peuvent bouger, avec des inscriptions à venir, rappellent les parents d’élèves qui manifestaient, nombreux, vendredi 27 mars au matin devant les portes de l’école, avec le soutien de la FSU-Snuipp. Des effectifs dans lesquels l’inspection académique n’intègrent pas les 14 élèves de IESHA(1), l’un deux dispositifs inclusifs de l’école avec la classe Ulis(2). Une sorte de négation du modèle inclusif cultivé depuis toujours par l’établissement aurillacois, déplore Franck Lacroix qui précise que les élèves en situation de handicap de ces deux unités sont régulièrement accueillis en classe ordinaire, conduisant déjà à une classe de 28 en CM2 par exemple. “Et il faut que les enseignants soient particulièrement disponibles pour ces élèves” relève-t-il.

Un poste en moins, triple peine

Avec un poste en moins, la sanction serait triple : l’accueil des enfants en très petite section pourrait ne plus être systématiquement assuré, tout comme le dédoublement de classe de CM2 conduisant à 32 élèves ou encore à une classe à double niveau. “On bataille non seulement pour conserver ce poste aux Alouettes mais plus globalement aussi pour faire entendre qu’il n’y a aucune raison de supprimer des postes dans les territoires, ruraux comme urbains, et qu’il faudrait au contraire profiter de la baisse des effectifs scolaires pour bénéficier de classes allégées », plaide-t-il. Ces arguments, les parents d’élèves les explicitent sur une pétition en ligne qui a reçu, en quelques jours seulement, 334 signatures (au 27 mars). 
La mobilisation ne s’arrête pas là puisqu’à leur demande, les représentants des parents d’élèves devaient être reçus mardi 31 mars par la directrice départementale de services de l’Education nationale (Dasen). “Nous avons aussi demandé un rendez-vous au maire d’Aurillac, sans retour pour l’instant”, indiquent les manifestants qui n’excluent pas d’autres actions d’ici le vendredi 3 avril, jour “école morte” aux Alouettes comme dans d’autres écoles du département. 

(1) Institut d’éducation sensorielle pour handicapés auditifs. 
(2) Unité localisée pour l'inclusion scolaire.
(3) Site Mes Opinions depuis la page Facebook de l’APE: https://www.mesopinions.com/petition/enfants/a-suppression-poste-a-l-ecole/278368

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