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Des visiteurs venus voir de l’intérieur la vie d’une exploitation

Amélie et Pierre-Alexandre du Gaec du Veau d’Or, et Carole et Christophe du Gaec de Moulizoux, adhérents FDSEA, ont ouvert les portes de leurs exploitations lors des 5es Rencontres « Made in viande ». Un événement familial et convivial qui permet de découvrir le quotidien des agriculteurs.

Chaque visite s’est conclue sur un moment d’échange convivial, ici au Gaec de Moulizoux.
Chaque visite s’est conclue sur un moment d’échange convivial, ici au Gaec de Moulizoux.
© JG

Petits et grands étaient présents ce vendredi, à la ferme familiale du Gaec du Veau d’Or en production de veaux sous la mère, au lieu-dit Le Mont sur la commune de Mainsat. C’est la deuxième année que ce couple d’agriculteur fait découvrir son beau métier. Cette année la rencontre avait pour thème : « la tétée des veaux », le cœur de leur métier. Pour Amélie « il est primordial de faire découvrir notre métier, et d’expliquer notre quotidien ». Les visiteurs se sont dirigés vers le bâtiment de tétée sous les explications d’Amélie et de Pierre-Alexandre. Ce bâtiment de 64 places est aménagé afin d’être le plus fonctionnel possible à leur production : les veaux sous la mère. La tétée des veaux a lieu deux fois par jour, matin et soir. Les mères, précédemment récupérées au pré, sont rentrées et attachées dans la salle de tétée. Chaque vache à sa propre place dans le bâtiment : « c’est un peu comme nous, pour notre place à table, on n’en change pas » explique Amélie. Commence ensuite le ballet des veaux, qui sont sortis de leurs cases paillées pour se rendre directement sous le pis de leur mère pour boire son lait. « Un veau peut boire jusqu’à 12 litres de lait » précise Amélie. Une fois les veaux rassasiés, ils retournent dans leur case. Ils ne quittent pas le bâtiment de tétée. Leurs mères, quant à elles, vont rejoindre leur pâture.
Carole et Christophe ont fait découvrir leur exploitation : les animaux, le matériel et leurs pratiques agricoles. Mais être agriculteur ce n’est pas seulement soigner les animaux, « il y aussi toute la partie administrative qui nous prend un temps fou » explique Carole. « Il faut notifier et enregistrer toutes interventions. En cas de contrôles tous ces points sont vérifiés. » précise Christophe.
Pour clôturer ces visites, Amélie et Pierre-Alexandre ainsi que Carole et Christophe ont invité les convives à une dégustation de viande. Sous les hangars, tout était prêt pour satisfaire les gourmands : la plancha allumée, des livres de recettes proposés et des petits cadeaux distribués. L’occasion d’un moment d’échanges privilégiés, les discussions s’engagent entre les agriculteurs et leurs invités, curieux d’obtenir des précisions sur la vie des animaux ou sur le contexte économique actuellement difficile.

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