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Viande
Comment la salers label rouge muscle son organisation

Les éleveurs engagés dans la démarche qualitative salers label rouge de la race à la robe acajou devront être plus réactifs : la filière vise un approvisionnement lissé sur l’année. 

une pièce de boeuf sur une plancha, prête à être retournée à la fourchette
Présence sur les manifestations raciales, sur les points de vente, animations et dégustations... Tout est bon pour se faire connaître.
© Renaud Saint-André

Alors que la filière a célébré ses vingt ans en 2023, l’Association salers label rouge (ASLR) poursuit sa structuration pour répondre aux attentes de ses partenaires commerciaux. Une évolution présentée lors de son assemblée générale, présidée par Alexis Picarougne, dans un contexte de légère baisse d’activité. Les cours records de la production de maigre n’y sont sans doute pas étrangers...

Les chiffres du label rouge salers  

L’an dernier, 1 148 carcasses ont été labellisées, soit une baisse de 11 %. Les éleveurs engagés sont au nombre de 591, dont environ 300 livrent régulièrement. Dix organisations de producteurs sont recensées - dont Altitude avec 459 animaux et Elvea pour 308 - quatre opérateurs d’abattage et 25 points de vente référencés. L’origine des animaux reste majoritairement ancrée dans le Massif central (218 élevages), avec un appui du Grand Est (42) et une douzaine d’autres départements. Face à la demande de livraisons régulières, le président a été clair. 

Il faut être capable de livrer 52 semaines par an.” Alexis Picarougne, président de la salers label rouge

Pour y parvenir, la production de bœufs doit être développée, et les apports mieux planifiés. La mise en place de fiches de suivi, sur papier puis à terme en format numérique, vise à permettre une vision globale de l’offre. Il ne s’agit pas de traçabilité, mais bien de garantir l’approvisionnement sans rupture. Ce système s’appuiera sur les données issues de l’EDE et de la BDMI (base de référence pour les informations relatives à l’identification et à la traçabilité). Objectif : labelliser rapidement, informer l’éleveur en temps réel, anticiper les abattages et améliorer la réactivité, afin d’éviter les ruptures d’approvisionnement, comme en décembre dernier. 

Ne garder que les actifs

Les éleveurs inactifs seront écartés pour ne conserver que les plus investis. Dans le même esprit, les points de vente non actifs seront retirés. Côté animations, 13 opérations en magasin ont été menées ; l’idée est d’en faire encore davantage, en impliquant Interbev. Le président demande aussi une présence systématique sur les concours et manifestations de la race salers.  

Sidonie Gavioli, animatrice de l’Organisme de défense et de gestion salers label rouge rappelle que sur le Sommet de l’élevage, dix animaux labellisés ont été vendus aux enchères, avec des carcasses approchant les 600 kg et des prix atteignant jusqu’à 12,50 €/kg. Enfin, Alexis Picarougne évoquait la nécessité d’un sursaut pour ne pas afaiblir la trésorerie de l’ODG. Si la hausse des cotisations est exclue, Alexis Picarougne souhaite plutôt jouer sur deux leviers : augmenter les volumes pour absorber les charges fixes, et discuter avec la Chambre d’agriculture et Certis pour alléger certains coûts.      

Lire aussi Label rouge salers : et pourquoi pas des bœufs ?

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