21e Ovinpiades des Jeunes Bergers, à la rencontre de la nouvelle génération
Comme chaque année, la finale nationale des Ovinpiades des Jeunes Bergers, un concours destiné aux élèves de l’enseignement agricole, met à l’épreuve une sélection de candidats à travers sept épreuves.
Comme chaque année, la finale nationale des Ovinpiades des Jeunes Bergers, un concours destiné aux élèves de l’enseignement agricole, met à l’épreuve une sélection de candidats à travers sept épreuves.
Ovinpiades 2026 : la relève ovine en action !
Organisé par INTERBEV Ovins et l'ensemble de la filière ovine, dans le cadre du programme INN'OVIN, ce concours a pour objectif de faire découvrir le métier d'éleveur de brebis dans toute sa diversité et susciter des vocations et des installations.
Chaque hiver, les sélections territoriales s'enchaînent dans les lycées agricoles et les centres de formation pour départager les meilleurs candidats de chaque région : deux lauréats par finale territoriale décrochent leur billet pour la finale à Paris, au Salon International de l'Agriculture, pour une journée intense d'épreuves, de rencontres... et de grandes émotions.
Au total, 850 élèves participent aux sélections sur 19 territoires français. Les 40 meilleurs candidats se retrouvent au Salon de l'Agriculture à Paris pour la finale nationale.
Lire aussi : Ovinpiades des jeunes bergers : Alexandre et Simon représenteront l'Auvergne à la finale nationale à Paris
Retrouvez la finale régionale des Ovinpiades en Auvergne :
Les Ovinpiades : les sept épreuves en détail
- La pose de clôture : cette épreuve a mis tout le monde au même niveau. Nouvelle pour cette édition 2026, elle consiste à installer un tronçon de clôture électrique dans un temps limité, en veillant à sa solidité, à sa tension, et au bon fonctionnement du matériel.
- Trier les brebis avec un lecteur électronique : les candidats ont pour mission d'isoler des brebis repérées parmi un lot de 15 brebis, en les faisant passer dans un couloir de contention pour lire les informations contenues dans leur boucle électronique.
- Apprécier la santé d'une brebis et son état corporel : les candidats doivent contenir une brebis désignée par le jury, évaluer sa note d'état corporel puis apprécier son état de santé dans un temps limité : prise de température, observation de la 3ème paupière, de la dentition, des pieds et de la mamelle.
- Évaluer l'état d'engraissement des agneaux : les candidats doivent donc être capables d'évaluer en un temps limité l'état d'engraissement et de finition de 3 agneaux.
Retrouvez Alexandre en action lors de cette épreuve :
5. Epreuve de parage : à l'aide d'une cage de retournement qui facilite la manipulation des animaux, les jeunes taillent les onglons d'une brebis. Rapidité, précision du geste, manipulation de l'animal et respect des consignes de sécurité sont évalués.
6. Choisir un bélier qualifié : les candidats doivent donc être capables d'identifier, parmi un lot de béliers, lequel sera le plus qualifié pour répondre à la problématique d'élevage qu'ils auront tirée au sort.
7. Quiz et reconnaissance des races : le quiz destiné à valider les connaissances sur l'élevage ovin (filière, alimentation, reproduction, génétique, santé...) et une épreuve de reconnaissance de races parmi 10 sélectionnées.
Deux jeunes bergers aux couleurs de l'Auvergne
Parmi les candidats présents pour cette finale nationale, ont été sélectionnés 2 candidats auvergnats, tous deux élèves au lycée agricole de Brioude Bonnefont, en Haute-Loire.
Alexandre Delabre, qualifié une première fois il y a trois ans en accédant à la 19e place, se positionne pour cette édition à la 3e place du podium, une évolution dont il est content. Il souhaite plus tard s'installer sur l'exploitation de ses parents en bovins allaitants en y ajoutant un atelier ovin :
J'étais intéressé par le monde ovin avant les ovinpiades mais le fait d'y participer confirme vraiment mon choix, je suis tombé passionné de la brebis.
Simon Barlot, originaire des Combrailles dans le Puy-de-Dôme termine quant à lui, 18/40 et 1er par équipe. Fils d'éleveur en vaches allaitantes, il souhaite comme Alexandre reprendre l'exploitation et y ajouter un atelier ovin.
On en retire déjà une expérience, on apprend à travailler la pratique sur les ovins ce qui peut nous servir dans le futur, sur nos parcours d'installation. Et puis on fait beaucoup de connaissances avec d'autres personnes, ça nous permet de voir autre chose.
Lire aussi : Ovinpiades : une première sélection départementale pour les lycées agricoles du Puy-de-Dôme
Le palmarès 2026
- Romain ROGEMONT en CSO au CFPPA Charolles est élu meilleur jeune berger de France 2026.
- Manon DEVEZ en CSO à l'AnimaPôle est devenue la meilleure jeune bergère de France 2026.
- Côté Ovinpiades collectives Julie Baritaud, Garance Degueule, Zélie Trin, Baptiste Lecardeur, Paula Goyard, Clémence Dudognon et Lise Eyrichine du Lycée agricole Limoges Les Vaseix - Magnac Laval prennent la première place et remportent le chèque de 2000€ pour un projet scolaire.
Un GRAND bravo aux quarante jeunes présents à Paris pour les épreuves individuelles et aux huit groupes venus défendre leur article sur le Grand Ring.
CP - Interbev/Inn'Ovin
Lire aussi : Salon de l'agriculture 2025 : Anthony Rispal est élu meilleur jeune berger de France
500 installations par an = 500 éleveurs remplacés
Un résultat encourageant dont la filière ovine se félicite. Elle souhaite tout de même l'amplifier pour répondre aux
besoins futurs et notamment augmenter sa capacité à produire davantage de produits carnés et laitiers ovins aux périodes où le marche est porteur.
Depuis 3 ans, nous avons atteint l'équilibre entre cédants et nouveaux installés, en ovins viande. Patrick Soury, Président d'INTERBEV Ovins
Les élevages français renforcent et poursuivent leur mutation vers davantage de compétitivité et de qualité. L'Institut de l'Élevage observe :
- Des élevages avec des troupeaux plus petits : - 6 % de cheptel ovin en France en 2 ans (2021-2023).
- Une montée en puissance des labels et productions différenciées : 18 % des élevages ovins-caprins français produisent sous signe de qualité, soit + 6 points en 10 ans (hors agriculture biologique).
La filière ovine en quelques chiffres
- Poids de la filière
- 6,61 M d'ovins en France
- 30 186 fermes détiennent des ovins
- Filière laitière d'excellence
- 2300 fermes de plus de 300 brebis soit 77% du troupeau laitier
- 288 М de litres de lait de brebis collectés en 2023-2024
- Des productions AOP à renommée internationale : Roquefort, Ossau-Iraty, fromages corses, ...
La Région Auvergne Rhône-Alpes est n°3 des régions françaises en nombre d'élevages ovins.
- Économie et valeur
- 9,43€ le kg de carcasse (prix moyen de l'agneau en 2024)
- 18% des élevages produisent sous signe de qualité (+6 points en 10 ans)
- Production et souverainete alimentaire
- 41% seulement de la viande ovine consommée en France est d'origine française
- Objectif : 1 million d'agneaux français produits chaque
- Renouvellement et générations
- 1 départ = 1 installation soit 500 jeunes remplacent chaque année 500 cédants
- 50% des éleveurs de brebis ont 50 ans et plus
- 1 ferme sur 3 est dirigée par une femme.