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Ovinpiades des jeunes bergers : Alexandre et Simon représenteront l'Auvergne à la finale nationale à Paris

Le lycée agricole de Brioude-Bonnefont en Haute-Loire accueillait, jeudi dernier, la finale Auvergne des Ovinpiades des jeunes bergers. Ce sont deux jeunes de l'établissement hôte qui se sont qualifiés pour la finale nationale au salon de l'agriculture.

Le lycée de Brioude-Bonnefont, théâtre de la finale Auvergne des Ovinpiades des jeunes bergers 

Il y avait du monde, jeudi dernier, au Chariol, temple de la production ovine du lycée agricole de Brioude-Bonnefont en Haute-Loire. En ce jour de finale régionale des Ovinpiades des jeunes bergers, trente-deux élèves scolarisés dans un lycée agricole de l'Allier (lycée du Bourbonnais de Neuvy), du Cantal (lycée des Hautes-Terres de Saint-Flour), du Puy-de-Dôme (lycée Louis-Pasteur de Marmilhat, MFR de Gelles, lycée de Rochefort-Montagne) et de Haute-Loire (lycée de Brioude-Bonnefont, lycée George Sand d'Yssingeaux) ont participé aux épreuves de cette compétition qui souffle ses vingt-et-un printemps en 2026. À l’issue d'une compétition serrée, dixit les membres du jury, c'est un duo qui jouait à domicile, à savoir Alexandre Delabre et Simon Barlot, élèves au lycée de Brioude-Bonnefont qui représenteront l'Auvergne à Paris lors de la finale nationale des Ovinpiades le 21 février prochain dans le cadre du Salon international de l'agriculture.

Quelles sont les épreuves des Ovinpiades des jeunes bergers ?

« Les élèves ont réalisé cinq épreuves pratiques comprenant de la génétique, du tri électronique de brebis, du tri des agneaux, du parage des brebis et de l'état de santé. En complément, les élèves ont dû plancher sur deux épreuves théoriques : un quiz portant sur la reconnaissance des races et un autre sur la filière ovine en général », explique Marine Moissonnier, chargée de mission de la filière ovine sud-est. 

"Tous les voyants sont au vert aujourd'hui pour favoriser l'installation d'un jeune en production ovine"

Et chaque année, l'engouement pour le concours ne faiblit pas. « Ce type d'initiative a sans conteste contribué à donner de la visibilité à la production ovine et à créer des vocations. L'avenir de la filière passe par les jeunes. C'est normal que le monde professionnel soit à leurs côtés pour les encourager. À l'heure où la filière ovine est loin d'être autosuffisante en France et où les investissements en élevage bovin ont fortement augmenté, l'élevage ovin est un horizon plus accessible et les débouchés sont là. Tous les voyants sont au vert aujourd'hui pour favoriser l'installation d'un jeune en production ovine », estime Sylvain Ray, éleveur ovin à Meillard dans l'Allier et président du Sema 03 (syndicat d'éleveurs ovins de l'Allier). 

Avec actuellement un départ pour une installation, la filière ovine a su relever le cap du renouvellement des générations. Mais selon les professionnels du secteur cela reste un travail de longue haleine. « Chaque année, dès la seconde, on a des jeunes qui arrivent qui sont motivés à s'engager dans la filière ovine. Ils ne sont pas forcément issus du milieu agricole », témoigne Candice Ferreira, directrice de l'exploitation agricole du lycée de Brioude-Bonnefont.

Lors de la finale des Ovinpiades des jeunes bergers à Paris, les élèves seront soumis aux mêmes épreuves que lors des sélections régionales avec en prime, une épreuve complémentaire : la pose de clôture.

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