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Vers de nouvelles résistances de la vigne face aux pathogènes ?

Des études menées dans le cadre du plan dépérissement montrent qu’il existe des différences de sensibilité des cépages face aux viroses et à la flavescence dorée.

La maladie du pinot gris, donnée par le Grapevine pinot gris virus (GPGV), se caractérise par des déformations foliaires et des rabougrissements.
La maladie du pinot gris, donnée par le Grapevine pinot gris virus (GPGV), se caractérise par des déformations foliaires et des rabougrissements.
© Giampetruzzi et al.

Sur les 117 parcelles d’un réseau réparti dans les différents bassins viticoles français, 70 % présentaient au moins un cep contaminé par le Grapevine pinot gris virus (GPGV). C’est ce que révèle une étude menée dans le cadre du Plan national de dépérissement du vignoble (PNDV). Aurait-on sous-estimé la prolifération de ce pathogène pouvant induire déformations foliaires et rabougrissement et transmis par un acarien ? Sans doute. Il faut dire que le GPGV s’exprime différemment selon les cépages et qu’il a été identifié dans des parcelles ne présentant pas de symptômes.

La faible sensibilité du merlot à la flavescence dorée est héréditaire

« C’est un virus qui a été importé d’Asie et que l’on connaît mal. Peut-être que ce sont des variants particuliers qui sont à l’origine de l’expression de la maladie », s’interroge Géraldine Uriel, du Comité Champagne. Les cépages expriment tout aussi différemment les symptômes de la flavescence dorée. Le merlot par exemple est statistiquement moins infecté que le cabernet-sauvignon. Les études moléculaires réalisées à l’Inrae suggèrent que leurs défenses réagissent différemment face à la maladie, et que ce critère est héréditaire. « Ce qui montre que l’on peut produire d’autres variétés peu sensibles comme le merlot », se réjouit Sylvie Malembic-Maher, chercheuse à l’Inrae. Et qui ouvre le champ de l’amélioration variétale à de nouvelles résistances.

Le séminaire PNDV de Paris du 18 octobre dernier a été l’occasion de lancer officiellement le deuxième volet de ce plan qui – initialement prévu pour quatre ans – aurait dû prendre fin en 2021. « Le ministère de l’Agriculture est totalement engagé dans la continuité de ce plan, nous avons la volonté de poursuivre le cofinancement et d’amplifier les actions », a assuré à la filière Valérie Baduel, directrice générale de l’enseignement et de la recherche. Jean-Bernard de Larquier, vice-président du CNIV, a précisé que la priorité de ce PNDV2 sera donnée au matériel végétal.

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