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Oenologie
Traditionnel et qualitatif, le pressoir vertical est à la mode

Des jus de qualité, un faible coût d´achat, une image traditionnelle, le pressoir vertical ne manque pas d´atouts pour presser les vins hauts de gamme.


«C´est de la folie, je reçois beaucoup de demandes, en France et à l´étranger », constate un vendeur de matériel de cave. Le vieux pressoir vertical revient au goût du jour, avec bien sûr quelques améliorations à son actif par rapport aux anciens modèles manuels. De plus en plus de petits domaines s´équipent, surtout dans le Bordelais pour presser les rouges haut de gamme, et même les raisins blancs botrytisés.
Le principe est séduisant : la pressée s´effectue en une seule fois, sans rebêchage, par la descente verticale d´un plateau de pressée sur les marcs contenus dans une cage. Les jus s´extraient en douceur à faible pression. Ils s´écoulent sur les côtés de la cage en traversant le marc, ce qui filtre les substances opacifiantes.

« L´outil idéal pour la qualité des jus »
La pressée est rapide, de 15 à 60 minutes, mais les capacités sont réduites pour faciliter le drainage des jus (5 à 22 hl suivant les modèles).
Question qualité des jus. « C´est l´outil idéal, juge Jean-Marie Teillet à Bergerac, qui a opté pour un vertical d´Agrifoy. Les moûts sont plus limpides, moins chargés en bourbes qu´avec mon ancien pressoir horizontal, c´est le jour et la nuit. » « Le jus, presque limpide et brillant, est de qualité constante du début à la fin de la pressée. Toutes nos presses 2001 ont été réincorporées au jus de goutte », confirme Dominique Vayron du domaine Bourgneuf Vayron à Pomerol, qui a investi dans un JLB de Vaslin Bucher. L´ITV de Bordeaux, qui a testé le pressoir Agrifoy en 2000, estime la qualité des jus équivalente à celle obtenue avec un pneumatique.

 

©Agrifoy-Impression en Périgord


Chargement de la cage Agrifoy en raisins blancs, après égrappage. La pressée verticale diminue la turbidité des jus.

Manutention améliorée
La faible capacité de ces pressoirs est en partie compensée par la rapidité de la pressée. Et ils sont souvent livrés avec deux cages pour pouvoir décuver une cuve pendant que le pressoir fonctionne. On presse ainsi plus de 15 tonnes de marc par jour avec un petit modèle. Pour améliorer la manutention, autrefois pénible, les cages sont montées sur chariot. « Je gagne du temps sur l´extraction des marcs, estime Jean-Marie Teillet. Je ne touche plus une pelle. Après la pressée, je transporte directement la cage de marc avec la fourche du tracteur. » Les utilisateurs apprécient également la facilité de nettoyage et la réduction du bruit.
Ces pressoirs séduisent par leur faible coût par rapport à un pneumatique, même si les prix s´étalent de 10 000 à plus de 60 000 euros. Ils bénéficient également d´un phénomène de mode de par leur esthétisme et leur côté traditionnel. « Le pressoir de grand-papa donne une image de marque à la propriété », concède Jacques Bouchereau d´Agrifoy. Une mode qui durera ce qu´elle durera. Agrifoy annonce déjà la commercialisation d´un nouveau système de pressurage « d´ici quelques années ».

 

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