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Prophylaxie
Pour la mise en place d’une lutte spécifique contre le bois noir

Selon de premiers résultats, les modes de propagation de la flavescence dorée et du bois noir seraient différents. D’où la necessité de définir une lutte spécifique contre ces deux jaunisses contrairement à ce que préconise la législation.

« Selon la législation actuelle, une souche de vigne présentant un faciès flavescence dorée ou bois noir doit être impérativement arrachée. Si cette solution est effectivement la seule à mettre en œuvre dans les cas de flavescence dorée, pour le bois noir, on peut envisager des moyens de lutte moins radicaux », indique Cédric Lecareux, de la chambre d'agriculture de l'Aude. Une première étude menée en Alsace dans le cadre du réseau national de recherche expérimentation sur le bois noir, a montré que si l'on procédait à l'élimination des orties (urtica dioica), plante hôte favorite du vecteur du bois noir, en l'occurrence Hyalesthes obsoletus,  on éliminait de fait la source de contamination du bois noir.

Une maladie transmise par le matériel végétal

En Languedoc-Roussillon, où le bois noir coexiste avec la flavescence dorée, ce qui n'est pas le cas en Alsace, en plus de l'ortie, le liseron (convolvulus arvensis) a également été désigné comme plante hôte plutôt très privilégiée par l'insecte vecteur. Il a toutefois été constaté sur des parcelles pourtant peu envahies par du liseron une propagation de la maladie qui dans ce cas, serait transmise par le matériel végétal. Néanmoins, fort de ces premiers éléments techniques, Cédric Lecareux estime qu'on ne peut traiter sur un même plan bois noir et flavescence, car si ces deux maladies ont des symptômes identiques, les conséquences notamment épidémiologiques de cette dernière sont autrement plus lourdes. « Même dans les communes soumises à l'arrêté préfectoral de lutte contre les jaunisses, si au moins 1 % des souches sur une parcelle sont atteintes, on pratique un test pour déterminer s'il s'agit de flavescence ou de bois noir. Dans le premier cas, on arrache. Dans le second, s'il y a présence de liseron, on l'éradique et on suit l'évolution de la parcelle. Cela va à l'encontre de la loi mais techniquement, c'est ce qu'il faut faire. Nous avons pu ainsi assainir des parcelles sans destruction de souches ». En-dessous d'1 % de souches atteintes, l'arrachage étant de mise.

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