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L'outil numérique Oadex de l'IFV aide à gérer le mildiou de la vigne

L’IFV a lancé cette année l’outil d’aide à la décision Oadex, à destination des viticulteurs. Cet outil numérique permet de mieux appréhender le risque de mildiou dans les vignes.

Oadex donne une seule information: celle du risque mildiou sur sa parcelle, noté de 1 (faible) à 4 (fort)
© J.Gravé

« L’outil numérique Oadex répond à un besoin d’informations simple pour les viticulteurs », explique Amandine Roux, chargée de développement de l’offre de services de l’IFV. En effet, si certaines solutions existent déjà, à commencer par Décitrait, celles-ci sont parfois très complètes, ce qui les rend difficiles à utiliser.

 

 

 

 

 

 

Avec Oadex, le viticulteur ne compose plus qu’avec une seule information : celle du risque mildiou sur sa parcelle, noté de 1 (faible) à 4 (très fort). Quel est l’intérêt par rapport à un bulletin de santé du végétal (BSV) ? C’est avant tout d’avoir une information localisée en fonction de la station météo la plus proche, ainsi que la possibilité d’un suivi quotidien du risque. « L’objectif est de mieux s’organiser, de piloter au plus juste en décalant des traitements si le risque faiblit ou au contraire en anticipant si la situation se dégrade, et ainsi d’optimiser sa protection phytosanitaire », avance Amandine Roux.

En pratique, Oadex est un outil en ligne qui fonctionne par abonnement annuel (75 euros HT pour un point géographique donné) ou bien par un accès ponctuel pour 24 heures (10 euros HT/point). Lorsque le viticulteur arrive sur le site internet, il a simplement à se loguer ou bien à s’inscrire en créant un compte si c’est la première fois (démarche nécessaire pour établir la facture).

Des prévisions pour la fréquence d’attaque et le risque sur 14 jours

« Lors de la première connexion, il recherche la parcelle qu’il souhaite suivre sur une carte et marque son emplacement en créant un point à cet endroit. Puis il choisit s’il veut s’abonner pour 24 heures ou pour l’année, paie directement en ligne avec sa carte bancaire, et accède immédiatement à l’info », détaille la responsable de l’IFV.

Cette information se matérialise par un tableau (voir ci-contre) où l’on retrouve l’historique réel des pluies, des températures mini/maxi et de l’hygrométrie moyenne. Mais aussi la fréquence théorique d’attaque (FTA), qui est la somme des contaminations primaires sur les témoins. C’est ce tout qui donne la note de risque. L’outil intègre également les prévisions météo des deux semaines suivantes, et modélise le risque en fonction, avec une mise à jour quotidienne. Contrairement à l’outil de l’IFV Décitrait, il n’est pas possible pour le viticulteur ici de modifier les données d’entrées, de renseigner un stade phénologique ou de paramétrer l’outil avec sa propre station météo connectée.

Les données météo utilisées sont des données satellites que l’IFV achète à Météo France. Il est possible de visualiser également toutes ces informations sous forme de graphique. De même que d’exporter les données du tableau sous format CSV ou XLS et le graphique au format image. Oadex ne donne pour l’heure que des informations sur le risque mildiou, « car le modèle est éprouvé et plus fiable que pour les autres maladies cryptogamiques », justifie Amandine Roux. Mais il pourrait être étendu à l’avenir aux problématiques d’oïdium et black-rot.

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