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Conjoncture
Les volumes ne s’écoulent pas

Viniflhor n’hésite pas à parler de sa forte inquiétude face à la quasi absence de mouvement sur les marchés.

Les supermarchés écoulent leur stocks, les négociants aussi, du coup des commandes à la production sont limitées.
Les supermarchés écoulent leur stocks, les négociants aussi, du coup des commandes à la production sont limitées.
© P. Cronenberger

Les retiraisons sont bloquées. C'est le constat inquiétant qu'a tiré le conseil vin de Viniflhor à la mi-mars. Cette baisse de commercialisation des volumes concerne l'ensemble des vins et les chiffres donnent froid dans le dos. Par rapport à 2008, les vins de table rouges baissent de 34%, les vins de pays rouges reculent de 23%. Pour les vins de table blancs, le retrait est de 20% et de 14% pour les vins de pays blancs. Quant aux prix, ils sont stables ou en légère hausse, mais ne permettent pas de compenser la baisse des volumes. « Les possibilités de rattrapage sur la fin de campagne sont réduites et la baisse de commercialisation est irréversible » s'inquiète Viniflhor.
Plusieurs explications sont données à cette situation que certains qualifient de catastrophique. L'export connaît toujours des difficultés structurelles avec des volumes qui ont diminué de 10,5% en 2008. « Avec la crise financière, les assurances crédit sont très frileuses à assurer la couverture des exportations. C'est un problème colossal car certaines transactions sont abandonnées. D'autres se font mais sans couverture » s'alarme Bernard Farges, président des Bordeaux et Bordeaux Supérieurs. Par ailleurs, les distributeurs à tous maillons de la chaîne (GMS, restaurateurs, négociants) destockent  sans procéder à des achats chez les producteurs. Cet écoulement des stocks s'expliquent notamment par la frilosité des banques à les financer. Enfin, 2008 a connu une hausse des importations, notamment d'Espagne, de 6% en volumes. Les causes ne sont pas claires, mais « comme il n'y a pas de hausses des exportations, ceux sont des volumes qui viennent s'ajouter sur le marché intérieur » indique Viniflhor.

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