Aller au contenu principal

Entretien avec Boris Calmette
" La viticulture doit s’engager de façon volontariste dans les changements agro-écologiques "

Le président des Vignerons coopérateurs de France se dit prêt à relever le défi du rapport “ Projet agro-écologique : vers des agricultures doublement performantes pour concilier compétitivité et respect de l’environnement ”, rédigé par Marion Guillou, ancienne présidente directrice générale de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). Trois questions à Boris Calmette.

Boris Calmette, président de 
la CCVF. “ Réintégrer l’agronomie 
au centre de nos pratiques  ”.
Boris Calmette, président de
la CCVF. “ Réintégrer l’agronomie
au centre de nos pratiques ”.
© M. Ivaldi

Que vous inspire ce rapport ?


L’idée générale est qu’il y a la possibilité d’être plus performant à la fois sur le planéconomique
(le rapport indique qu’il est possible de produire davantage) et sur le plan du respect de l’environnement. Le rapport souligne également qu’il faudra accompagner les exploitations dans leurs investissements pour produire de façon rentable et plus écologique. La viticulture doit s’engager de façon volontariste dans ces changements. Et c’est avec enthousiasme qu’elle
s’empare du projet. La mise en pratique du rapport pourrait se faire au travers des groupements d’intérêt économique et écologique (GIEE), prévus par la loi d’avenir agricole.


Comment la coopération peut-elle participer à ce mouvement ?


Le rapport indique que les marges de progrès seront possibles, notamment en réintégrant l’agronomie au centre des pratiques.
La coopération doit tisser des partenariats avec les coopératives d’approvisionnement et de conseil pour améliorer nos pratiques et réaliser des économies.


Comment mieux sensibiliser les viticulteurs à ces évolutions ?


Les changements ne se feront pas du jour au lendemain. On parle de changements de pratiques sur une culture pérenne, avec des modifications de pratiques qui peuvent prendre un certain temps. Je pense notamment à l’implantation des variétés tolérantes. Pour accompagner les évolutions, il faut faire un effort sur la diffusion des résultats de recherche. En la matière, rien ne vaut le contact humain sur le terrain.

Les plus lus

Cave Arnaud de Villeneuve dans les Pyrénées-Orientales
Pyrénées-Orientales : deux importantes caves coopératives de vinification en redressement judiciaire

À court de trésorerie, la cave Arnaud de Villeneuve et le GICB, qui représentent 20 % des volumes de la coopération…

Plan d’arrachage des vignes 2026 : le guichet sera ouvert au plus tard à partir du 6 février

Annoncé au Sitevi par la ministre de l’Agriculture, le plan d’arrachage doté d’un budget de 130 M€ sera lancé début…

[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une double trémie Sepeba pour semer mes couverts végétaux »

Victor Moreaud, viticulteur à la SCEA Les Joualles de Cormeil-Figeac, à Saint-Émilion, en Gironde, a investi dans une double…

[Vidéo] Rentabilité en Savoie : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une brosse de désherbage multiclean »

Laurent Reynaud, vigneron coopérateur à Ruffieux, en Savoie, a investi dans une brosse multiclean Clemens il y a 3 ans, qui…

VIDEO. Pellenc – L’Optimum XXL80, la récolte en grande taille

Pellenc complète par le haut son catalogue d’automotrices de récolte avec l’Optimum XXL 80, pour le raisin, les olives et les…

<em class="placeholder">Souches de vigne en tas sur une parcelle de vigne qui vient d&#039;être arrachée.</em>
Quelle couverture sociale pour le vigneron après l’arrachage de ses vignes ?
À quelques années de la retraite, il peut être envisageable d’arracher les vignes et de vivre de l’écoulement des stocks. De…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole