Aller au contenu principal

La mise en conformité des machines mobiles est une opération côuteuse

Selon une étude réalisée par le BCMA, la mise en conformité des machines mobiles pour les exploitations de cultures spécialisées, dont la vigne, pourrait avoir un coût compris entre 600 et 5500 euros par exploitation.


Le BCMA (Bureau commun de machinisme agricole) a lancé cette enquête sur le coût de la mise en conformité des machines mobiles qui est une obligation depuis le 5 décembre 2002, à la demande de la profession agricole. Selon les résultats de cette étude qui a porté sur 86 exploitations (toutes productions confondues), 75 % du matériel enquêté est à mettre en conformité parmi les exploitants de cultures spécialisées. « Ce qui est assez inquiétant », estime le BCMA. Parmi cette population, 78 % des tracteurs seraient non conformes, sachant que les principaux éléments mis en cause sont le bouclier de prise de force, l´absence d´identification des commandes, de dispositif interdisant la mise en route si la transmission est engagée ou d´arrêt d´urgence.
©D. R.

A noter également des sièges en mauvais état ou un klaxon défectueux. Pour les tracteurs datant d´avant 1982, les enquêteurs ont noté l´absence de structure de sécurité dans 15 % des cas ou d´éclairage de travail (75 %). Pour les autres machines mobiles, 69 % sont à mettre en conformité avec, dans 75 % des cas, une absence de protection des cardans sur les outils animés. Les pulvérisateurs n´étant pas dotés dans 45 % des cas de bidons rince-mains.
Au final, la note peut être salée. Pour un tracteur, selon qu´il date d´avant ou d´après 1982, le coût variera de 294 à 515 euros. Pour les autres machines, il s´établit entre 217 et 236 euros. Un coût assez élevé pour les exploitations de cultures spécialisées par rapport aux autres qui s´explique par l´utilisation de matériel spécifique, construit en petite série et souvent vendu non conforme.

Les plus lus

Cave Arnaud de Villeneuve dans les Pyrénées-Orientales
Pyrénées-Orientales : deux importantes caves coopératives de vinification en redressement judiciaire

À court de trésorerie, la cave Arnaud de Villeneuve et le GICB, qui représentent 20 % des volumes de la coopération…

Plan d’arrachage des vignes 2026 : le guichet sera ouvert au plus tard à partir du 6 février

Annoncé au Sitevi par la ministre de l’Agriculture, le plan d’arrachage doté d’un budget de 130 M€ sera lancé début février…

[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une double trémie Sepeba pour semer mes couverts végétaux »

Victor Moreaud, viticulteur à la SCEA Les Joualles de Cormeil-Figeac, à Saint-Émilion, en Gironde, a investi dans une double…

VIDEO. Pellenc – L’Optimum XXL80, la récolte en grande taille

Pellenc complète par le haut son catalogue d’automotrices de récolte avec l’Optimum XXL 80, pour le raisin, les olives et les…

<em class="placeholder">Souches de vigne en tas sur une parcelle de vigne qui vient d&#039;être arrachée.</em>
Quelle couverture sociale pour le vigneron après l’arrachage de ses vignes ?
À quelques années de la retraite, il peut être envisageable d’arracher les vignes et de vivre de l’écoulement des stocks. De…
<em class="placeholder">évolution du % d&#039;exploitations déficitaires et bénéficiaires en Occitanie</em>
Viticulture en Occitanie : seulement un quart des exploitations bénéficiaires en 2024

CerFrance Occitanie a analysé les comptabilités d’un échantillon de 494 exploitations viticoles. Les résultats 2024 sont sur…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole