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Grap’Sud mise sur des alcools tendance et 100 % Sud de France

Malgré le positionnement ultrapremium de la gamme GM, Grap'Sud mise sur un bon rapport qualité/prix pour séduire les 30-50 ans amateurs de cocktail.
© Grap'Sud

Une vodka montpelliéraine élaborée à partir de marc de raisin : le pari était osé. Pourtant, le succès est bel et bien au rendez-vous selon Richard Banton, président de la Grappe de Montpellier, distillerie membre du groupement coopératif Grap’Sud. «Nous voulions créer un produit innovant et en même temps emblématique de la tradition montpelliéraine, bassin historique des alcools de bouche », commente-t-il. C’est en 2014 que la vodka GM voit le jour, en complément des alcools traditionnels tels que l’eau-de-vie de marc. « Le terme de vodka recouvre simplement un process de distillation, précise-t-il. Dans notre cas, nous transformons du marc de raisin qui est un substrat très noble. »

Un positionnement « ultrapremium »

Deux ans après le lancement commercial de la vodka, la gamme GM s’est étendue avec l’arrivée d’un gin et d’un anisé. En comptant les investissements R&D et le marketing, le budget alloué par Grap’Sud au développement de ces alcools 100 % Sud de France s’élève à 400 000 euros. Ils ne représentent encore qu’une part infime du chiffre d’affaires. Pour Richard Banton, il s’agit davantage d’une question de notoriété pour le groupe. « Nous avons la chance de pouvoir travailler en marque propre pour développer notre image, estime-t-il. Nous voulons valoriser le volet économie circulaire ; tout en nous plaçant sur un segment ultrapremium. »

Séduire les gros distributeurs

En termes de volumes, Grap’Sud vise un total de 50 000 bouteilles annuelles pour chaque type de produit, en particulier vodka et gin. Aujourd’hui, la gamme est commercialisée via le réseau traditionnel de cavistes et épiceries fines et fait ses débuts à l’export, notamment en Chine et au Québec. Prochain objectif : gagner des parts de marché en séduisant de gros distributeurs, nationaux ou internationaux, pour pénétrer le segment des bars et boîtes de nuit et écouler de plus gros volumes en GD et à l’export. « Nous pourrions notamment travailler sur des marques de distributeurs », suggère Richard Banton.

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