Aller au contenu principal

Filière vitivinicole : « L’IA se rapproche plus d’un exosquelette que d’un robot »

Valentin Brel est consultant IA et enseignant à SciencesPo Paris. Il accompagne de nombreuses entreprises dans le virage de l’intelligence artificielle et nous prodigue ses conseils pour nous l’approprier à notre tour.

<em class="placeholder">Valentin Brel, consultant IA et enseignant à SciencesPo Paris</em>
Valentin Brel est consultant IA et enseignant à SciencesPo Paris. Il témoigne de l'intérêt de l'IA dans la filière vitivinicole.
© V. Brel

Quelles sont les tâches où l’IA se montre la plus utile dans la filière viticole ?

Valentin Brel : Depuis deux ans et demi, j’ai accompagné plus de 100 entreprises dans le virage IA, et plus de 20 entreprises vinicoles. Dans la filière vitivinicole, les cas d’usage les plus fréquents sont le marketing et la communication, la QHSE (qualité, hygiène, sécurité, environnement), le juridique, le commercial et les ressources humaines-management.

Qu’est-ce qu’un viticulteur doit savoir avant de commencer à utiliser l’IA ?

V. B. : Tout d’abord, que l’IA est pertinente pour ce qui est textuel, mais beaucoup moins pour les chiffres. Elle sera donc moins adaptée à la logistique, à la comptabilité. Second point, cet outil se rapproche plus d’un exosquelette que d’un robot : il augmente les compétences de celui qui sait déjà faire, qui deviendra alors excellent.

En revanche, celui qui ne sait pas faire sera incapable de l’utiliser. Car il faut ne faut pas perdre de vue que ces outils hallucinent, mentent. Il faut donc savoir les nourrir, pouvoir leur dire quoi faire et être capable d’évaluer la qualité du travail rendu.

Quelle est l’IA que vous recommanderiez à un viticulteur ?

V. B. : Je lui recommanderais d’utiliser ChatGPT. Si on sait bien l’utiliser, même avec un compte gratuit, on peut déjà faire pas mal de choses.

Les plus lus

Plan d’arrachage des vignes 2026 : le guichet sera ouvert au plus tard à partir du 6 février

Annoncé au Sitevi par la ministre de l’Agriculture, le plan d’arrachage doté d’un budget de 130 M€ sera lancé début février…

[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une double trémie Sepeba pour semer mes couverts végétaux »

Victor Moreaud, viticulteur à la SCEA Les Joualles de Cormeil-Figeac, à Saint-Émilion, en Gironde, a investi dans une double…

<em class="placeholder">Amélie Berthaire, responsable qualité hygiène et sécurité de l’environnement à la cave vinicole de Lugny, à Lugny, en Saône-et-Loire </em>
Cave coopérative de vinification en Saône-et-Loire : « Avec l'IA, je peux parfois gagner jusqu’à la moitié de mon temps »

Amélie Berthaire, responsable qualité, hygiène, sécurité et environnement à la cave vinicole de Lugny, à Lugny, en Saône-…

<em class="placeholder">Souches de vigne en tas sur une parcelle de vigne qui vient d&#039;être arrachée.</em>
Quelle couverture sociale pour le vigneron après l’arrachage de ses vignes ?
À quelques années de la retraite, il peut être envisageable d’arracher les vignes et de vivre de l’écoulement des stocks. De…
<em class="placeholder">évolution du % d&#039;exploitations déficitaires et bénéficiaires en Occitanie</em>
Viticulture en Occitanie : seulement un quart des exploitations bénéficiaires en 2024

CerFrance Occitanie a analysé les comptabilités d’un échantillon de 494 exploitations viticoles. Les résultats 2024 sont sur…

<em class="placeholder">Fabien Lapeyre, vigneron à Saint-Hilaire-du-Bois, en Gironde</em>
Vignerons Avenir en Gironde : « C’est une chance d’avoir des conseils pointus et accès à un réseau gratuitement »
Fabien Lapeyre, vigneron à Saint-Hilaire-du-Bois, en Gironde, a fait partie de la première promotion épaulée par Vignerons Avenir.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole