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Emploi viticole : comment bien rédiger une offre d’emploi

Thierry Combet, délégué régional de l’Apecita (1) à Toulouse, nous livre ses conseils pour bien formuler une offre d’emploi, afin de gagner du temps dans le recrutement.

Pour Thierry Combet, délégué régional de l'Apecita en Occitanie, nombre d'offres d'emploi gagneraient à être moins succintes.
Pour Thierry Combet, délégué régional de l'Apecita en Occitanie, nombre d'offres d'emploi gagneraient à être moins succintes.
© C. Gerbod

Qu’est-ce qui est souvent à améliorer dans les offres d’emplois viticoles ?

Trop souvent les annonces sont extrêmement succinctes. Les candidats potentiels étant de moins en moins issus du milieu viticole, ou agricole au sens plus large, il est nécessaire d’être précis sur les missions et l’organisation du travail. Ne pas oublier en particulier de mentionner les pics saisonniers ou des éléments tels que la superficie, le type d’organisation, s’il y a du matériel récent. De même, la précision de conditions telles que la souplesse horaire, les avantages en nature, les facilités de transport… sont des critères majeurs souvent oubliés.

Comment décrire les tâches proposées de façon attractive ?

Pour décrire avec précision les missions et les tâches à réaliser, collaborez avec vos salariés ou des personnes qui connaissent bien le terrain. Veillez à ne pas augmenter démesurément les prérequis exigés, car vous risquez de faire fuir les meilleures volontés. Ce serait dommage de les démotiver alors que des compétences techniques peuvent s’acquérir par la suite !

Impossible d’être exhaustif mais pensez à ce qui peut faire mouche, qui a du sens pour vous et qui peut vous différencier. Par exemple une démarche pionnière ou une forte part à l’international. Mieux vaut afficher vos partis pris dès le départ. Outre vos projets, valorisez les conditions de travail et votre prise en compte des nouvelles aspirations des candidats (équilibre personnel-professionnel, qualité de vie au travail,…).

Quel ton adopter dans l’annonce ?

Le « parler vrai », celui qui vous correspond et que vous utiliserez au quotidien. Évitez la survalorisation exagérée des tâches ou l’occultation de contraintes. L’effet boomerang sera pire ! Voyez aussi si vous recherchez une personne qui vient vivre une expérience éphémère dans un domaine réputé ou qui va intégrer votre « famille » professionnelle dans la durée. Le ton et les thèmes à développer seront différents. Évitez le jargon et les abréviations que des personnes non issues d’un milieu agricole ne vont pas comprendre.

Comment trouver le bon intitulé ?

L’attraction de l’intitulé conditionne fortement l’ouverture de l’offre ou sa lecture. Il doit donc être explicite et contenir des mots-clés qui peuvent le rendre attractif, quitte à être long. Ainsi « Maître de chai H/F dans un domaine tourné vers l’international » sera plus explicite qu’un simple « Maître de chai H/F ».

Est-il nécessaire d’aborder la rémunération ?

Selon une étude réalisée par le site Météojob, l’absence d’indication du salaire freine et agace 58 % des personnes en recherche d’emploi consultant une annonce. C’est donc mieux de donner des éléments.

Si l’entreprise ne peut pas embaucher au-dessus du marché, elle peut préciser par exemple que c’est la grille de la convention collective nationale agricole qui s’applique avec des avantages en nature ou mentionner des possibilités d’évolution avec l’expérience. Attention à ne pas chercher à recruter avec un salaire déconnecté du marché de l’emploi. Si le salaire est insuffisant, il faut réduire les attendus et réorganiser l’activité en interne pour éviter l’impasse du recrutement.

Quelles sont les obligations légales ?

L’offre d’emploi doit être rédigée en français si le lieu de travail est en France. Elle doit également être datée et mentionner le nom de l’employeur, sauf exception en cas d’annonce anonyme passant par un intermédiaire. Elle doit être centrée uniquement sur les compétences et qualifications requises pour le poste à pourvoir. Sont interdites, par exemple, les références à l’âge, au sexe, à la situation familiale,à la grossesse, à la race, aux opinions politiques, aux activités syndicales ou mutualistes, aux convictions religieuses, au handicap ou encore à l’orientation sexuelle. En cas d’infraction, même involontaire, les sanctions peuvent être lourdes.

À qui faire relire l’offre ?

Faites relire l’offre en interne. Rapprochez vous aussi de conseillers de l’Apecita, ou de l’Anefa (2), selon le profil du poste. Leurs conseils sont gratuits. Ce n’est pas obligatoire, mais leur confier également l’annonce permet de se confronter au marché. Ces organismes développent une proximité avec les candidats. À l’Apecita, par exemple, nous allons dans les écoles pour accompagner les élèves vers le marché du travail. Nous percevons ce qu’attendent les futurs candidats.

(1) Spécialiste de l’emploi en agriculture, agroalimentaire et environnement
(2) Formation et emploi agricole
 

Favorisez le référencement de votre offre

L’offre attractive repose sur la façon de présenter vos atouts mais aussi sur les exigences « techniques » du référencement sur les moteurs de recherche.

L’annonce d’emploi doit indiquer au minimum :

- la date de publication ;

- le nom de votre entreprise ;

- la description du poste : responsabilités, qualifications, compétences, horaires de travail, type de parcours scolaire et d’expérience attendus ;

- le lieu de travail : ville, région, pays et code postal. Géolocaliser le poste est un plus ;

- l’intitulé de poste ;

Déterminez des mots-clés et des # si l’annonce est diffusée sur les réseaux sociaux. Reliez l’intitulé du poste à des mots-clés insérés dans l’offre afin de favoriser son recensement.

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