Aller au contenu principal

La distillation de crise 2023 est lancée

Pilier du plan de crise viticole aux côtés de l’arrachage, le dispositif d’aide à la distillation est en principe validé au niveau européen. L’appel à manifestation d’intérêt est ouvert depuis le 22 juin, ce qui lance l'aide à la distillation de crise pour cette année 2023.

Suite à l'accord attendu de la Commission européenne, la distillation de crise est enfin lancée.
© C. de Nadaillac

Le feu vert lançant la distillation de crise 2023 était attendu depuis des semaines. Il était suspendu à l'accord sur le dispositif au niveau européen, qui a été annoncé par la Commission européenne, le 23 juin.


Une première vague de distillation de crise dans le cadre des programmes nationaux viticoles

Dans un communiqué publié, le 23 juin, le ministère de l'Agriculture a donc enfin pu annoncer « le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt permettant de préparer dès à présent une première vague de distillation pour les vins dont les marchés sont en crise ».

Initié le jeudi 22 juin, cet appel à la distillation de crise ouvert aux producteurs de vin et négociants sera clos le mercredi 5 juillet 2023. Il s'agit donc d'une première vague. La Commission a annoncé autoriser les mesures de distillation de crise pour 2023 dans le cadre des programmes nationaux viticoles, jusqu'au 15 octobre 2023, précisent nos confrères d'Agra fil.
 

Les déclarations de distillation de crise sont à faire d'ici le 5 juillet

Le processus va suivre le calendrier suivant :

- du 22 juin au 5 juillet : déclarations par les opérateurs concernés de « la totalité des volumes et types de vins qu’ils souhaitent envoyer à la distillation ».

- à partir du 5 juillet : compilation des données pour dresser l’état des besoins et préparer les opérations de distillation.

- notification des volumes individuels validés pour la distillation pour cette première vague par FranceAgriMer "après clôture de l’appel à manifestation d’intérêt, traitement des données et adoption définitive des dispositions réglementaires européennes et nationales", précise le ministère. Rappelons que l'acte délégué n'a pas encore été formellement adopté.
 

Seuls les vins rouges et rosés tranquilles vendus en vrac sont concernés par la distillation de crise 2023

Les aides annoncées ces dernières semaines ont bien été validées. Il est prévu (sous réserve de l’adoption finale de l’acte délégué) :

  • vins concernés : les vins rouges et rosés tranquilles vendus en vrac
  • bassins viticoles : tous sauf «  les vins sans indication géographique détenus par des entreprises situées dans les bassins Val de Loire Centre et Vallée du Rhône Provence ».
  • montant des aides :

- AOP : 75 euros/hl

- IGP : 65 euros/hl

- VSIG : 45 euros/hl


Un premier budget prévu de 80 millions d’euros pour la distillation de crise

« 5 euros/hl pourront venir compléter les montants pour les opérations de collecte et de distillation réalisées par les distillateurs », détaille le ministère.

La notice FranceAgriMer peut se télécharger ici

FranceAgriMer rappelle sur son site qu'un premier budget est prévu "à hauteur de 80 millions d’euros répartis entre crédits européens et nationaux pour la réalisation d’une première campagne de distillation".
 

2,6 millions d'hectolitres avaient été distillés lors de la précédente campagne

La précédente campagne de distillation intervenue dans le cadre de la crise sanitaire avait atteint 2,6 millions d’hectolitres pour un budget de 211 millions d’euros.

Les plus lus

[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une double trémie Sepeba pour semer mes couverts végétaux »

Victor Moreaud, viticulteur à la SCEA Les Joualles de Cormeil-Figeac, à Saint-Émilion, en Gironde, a investi dans une double…

<em class="placeholder">Amélie Berthaire, responsable qualité hygiène et sécurité de l’environnement à la cave vinicole de Lugny, à Lugny, en Saône-et-Loire </em>
Cave coopérative de vinification en Saône-et-Loire : « Avec l'IA, je peux parfois gagner jusqu’à la moitié de mon temps »

Amélie Berthaire, responsable qualité, hygiène, sécurité et environnement à la cave vinicole de Lugny, à Lugny, en Saône-…

<em class="placeholder">évolution du % d&#039;exploitations déficitaires et bénéficiaires en Occitanie</em>
Viticulture en Occitanie : seulement un quart des exploitations bénéficiaires en 2024

CerFrance Occitanie a analysé les comptabilités d’un échantillon de 494 exploitations viticoles. Les résultats 2024 sont sur…

<em class="placeholder">Fabien Lapeyre, vigneron à Saint-Hilaire-du-Bois, en Gironde</em>
Vignerons Avenir en Gironde : « C’est une chance d’avoir des conseils pointus et accès à un réseau gratuitement »
Fabien Lapeyre, vigneron à Saint-Hilaire-du-Bois, en Gironde, a fait partie de la première promotion épaulée par Vignerons Avenir.
<em class="placeholder">Damien Malejacq, directeur marketing et communication de la cave coopérative Tutiac</em>
Cave coopérative de vinification en Gironde : « Bien utilisée, l'IA permet d’augmenter sa propre efficacité »

Damien Malejacq, directeur marketing et communication de la cave coopérative Tutiac, à Val-de-Livenne, en Gironde, utilise l’…

<em class="placeholder">Laurence Forgeaud, responsable ressources humaines et juridique de la cave coopérative Estandon, à Brignoles dans le Var.</em>
Cave coopérative de vinification dans le Var : « L'IA me procure un gain de temps formidable »

Laurence Forgeaud, responsable ressources humaines et juridique de la cave coopérative Estandon, à Brignoles dans le Var,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole