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Composer un parfum inspiré par ses vins

À Westhoffen, en Alsace, Atelier d’O parfum privé propose d’inventer son parfum. Le domaine Loew s’est livré à l’exercice pour résumer son style dans une sensation olfactive.

En travaillant avec l'Atelier d'O (à droite), l’équipe du domaine Loew a réfléchi au sens de son travail avec ses nez, en composant un parfum évoquant le style des vins.
© Atelier d'O
Le concept de création de parfum sur mesure imaginé par Dorothée Beauvois, créatrice d’Atelier d’O, a enthousiasmé les vignerons Caroline et Étienne Loew. Et pas seulement parce qu’ils sont voisins. C’était l’occasion « de réfléchir sur le profil aromatique général de nos vins, sur les valeurs du domaine et d’essayer de les retranscrire », résume Étienne Loew. L’objectif était de tester de façon ludique les capacités olfactives et surtout de « créer une cohésion de groupe », précise le vigneron. « En travaillant sur les sensations olfactives, les participants s’expriment de façon plus spontanée et instinctive. Ça ouvre des portes à ceux qui n’ont pas l’habitude de se livrer », observe Dorothée Beauvois.
 

Des mots à traduire en notes parfumées

Composer un parfum inspiré par ses vins

 

Le processus créatif commence par une petite partie théorique. Dorothée Beauvois rappelle le fonctionnement de l’odorat, décrypte la pyramide olfactive entre notes de cœur, séduisantes mais fugaces, notes de tête plus persistantes et notes de fond laissant une trace olfactive durable. « C’est une étape indispensable pour comprendre comment équilibrer un parfum », souligne-t-elle.

Pour passer à la pratique, Caroline et Étienne Loew ont constitué deux équipes incluant un salarié et une de leurs deux filles.

Chaque groupe a réfléchi aux sensations qu’évoquent les vins du domaine. Étienne Loew a été ravi de voir les mots finesse, élégance, digestibilité, minéralité, dynamique ou encore fraîcheur ressortir des deux côtés. Le défi a alors consisté à transcrire cette ambiance dans un parfum.

À la recherche d’une cohérence olfactive

Le parfum créé peut être édité en eau de parfum avec une dilution à 15% en flacons de 10, 30 ou 50 ml.

Le travail concret a débuté en humant une vingtaine de bases olfactives afin de sélectionner celles en cohérence avec l’univers sensoriel recherché. Entre hespéridées, bois sec, fruits jaunes, rose… seules cinq ou six bases ont été retenues par groupe. Dorothée Beauvois déconseille de dépasser plus de huit bases de départ. Le parfum est à créer en mélangeant 20 gouttes, avec cinq essais maximum. « En trois essais, on arrive à avoir ce que l’on veut et c’est souvent le premier que l’on choisit finalement », commente Dorothée Beauvois. Cette phase cultive particulièrement la cohésion. « On essaye de trouver un équilibre. Il faut être rigoureux et trouver un axe ensemble », confie Étienne Loew. Atteindre un consensus requiert un maximum d’écoute et de communication. Au final, l’une des deux créations a fait l’unanimité. Elle n’a pas vocation à être commercialisée. Édité en petits flacons d’eau de parfum offerts aux salariés, ce N° 1 de Loew veut surtout exhaler un fort esprit d’équipe.

Atelier mode d’emploi

L’atelier s’est déroulé sur trois heures. Atelier d’O propose aussi un format de deux heures. Les tarifs vont de 60 à 80 euros par personne en fonction du temps de préparation requis. Convaincu par la richesse de cette expérience sensorielle, le domaine Loew réfléchit avec Atelier d’O à d’autres déclinaisons.

Plus d’infos sur atelierdoparfum.fr

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