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COT'Hebdo Céréales
Très légère hausse des prix du blé tendre, les cultures en Russie sous surveillance

L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie et maïs) et des coûts du fret fluvial sur le marché physique français entre le 27 novembre et le 4 décembre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.

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© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre ont connu une hausse limitée entre le 27 novembre et le 4 décembre sur Euronext et, par ricochet, sur le marché physique français. Le principal élément haussier émane de la Russie.

Selon plusieurs sources privées, les conditions de culture sont très dégradées, par rapport à l’an dernier à pareille époque. Selon l’analyste ProZerno, seulement 31 % des superficies de céréales en Russie sont en bon état, contre 74 % pour l’an dernier. Toutefois, plusieurs éléments baissiers sont venus freiner le renchérissement des valeurs. Tout d’abord, les origines russes restent compétitives sur le marché international. Ajoutons à cela l’attractivité de l’origine argentine. Selon l’analyste StoneX, cette dernière s’avère actuellement la moins onéreuse dans le monde. La moisson australienne s’annonce abondante, à près de 32 Mt. Enfin, rappelons que les conditions de culture se sont nettement améliorées aux États-Unis. Il s’agira d’observer la situation en Égypte : quelle importance prendra la nouvelle agence Mostakbal Misr dans les importations du pays ? Le Gasc, traditionnel importateur, sera-t-il supplanté ? Quelles conséquences sur les exécutions des contrats, les flux et donc les prix ? Au niveau hexagonal, les primes portuaires se maintiennent aux alentours de + 4 indexé mars, livraison janvier-mars. Quelques échanges sont rapportés, sans emballement néanmoins. Sur le marché intérieur, une certaine rétention en culture est rapportée. Le marché est ainsi davantage jugé acheteur. Des transactions à destination de la nutrition animale française et belgo-néerlandaise sont rapportées. Du côté de la meunerie, des affaires continuent de se conclure sur l’ancienne et la nouvelle récoltes. Signalons par ailleurs un intérêt acheteur de la biscuiterie.

Fermeture des organismes stockeurs à partir du 17 décembre

Les coûts du fret fluvial n’ont pas évolué entre le 27 novembre et le 4 décembre. On enregistre toujours une petite activité sur le grand gabarit dans le Nord de la France à destination des pays limitrophes. En revanche, le bassin de la Seine se caractérise encore par un volume d’affaires quasi inexistant. Concernant le pont de Sully à Paris, depuis la mise en sécurité de l’infrastructure avant les Jeux olympiques Paris 2024, la situation n’a pas évolué. Les opérateurs sont dans l’attente des dates des futurs travaux de réparation. S’agissant des chargeurs, les coopératives et autres négociants agricoles ferment leurs portes pour la trêve des confiseurs entre le 17 et le 19 décembre, pour rouvrir les 2-3 janvier pour les premiers et massivement le 7 janvier. Sur le Rhin et la Moselle, la navigation est revenue à la normale.

Kévin Cler et Karine Floquet

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Maïs

Le marché français reste plutôt vendeur

Les prix du maïs ont peu évolué entre le 27 novembre et le 4 décembre. De son côté, le marché physique français reste majoritairement vendeur. Cela n’empêche pas des affaires de se traiter, à destination des FAB français, espagnols et belgo-néerlandais. Les problèmes de mycotoxine se confirment, mais la situation est gérable, selon les sources contactées. Des lots seront déclassés, et les négociations seront dans certains cas plus ardues qu’à l’accoutumée. Les volumes sont importants dans l’Hexagone. Les rendements en cette fin de récolte sont traditionnellement moins bons que ceux constatés en début de moisson, justifiant un consensus de marché tablant sur une production française 2024 aux alentours des 14-14,5 Mt, contre plus de 15 Mt en fin d’été.

Orge fourragère

Renchérissement des primes portuaires

Les primes portuaires ont progressé de manière assez significative d’une semaine sur l’autre en orge fourragère, passant d’environ -21/-23 à -17/-18 indexé mars, livraison janvier-mars, en raison d’un regain d’intérêt acheteur. Ce renchérissement des bases a fait ressortir les vendeurs, déclenchant un important courant d’affaires. Le gros de ces dernières se serait traité à -18/-20 indexé mars dans le courant de la semaine. Et ce, essentiellement sur l’échéance janvier. En revanche, le marché est très calme sur l’échéance avril-juin. De plus, les transactions rapportées servent à couvrir des ventes conclues antérieurement, pour l’essentiel. La Chine ne serait toujours pas revenue aux achats, sachant que l’origine australienne reste compétitive. Sur le marché intérieur, l’activité est jugée très calme, l’orge fourragère étant peu attractive en formulation pour le moment.

Orge de brasserie

Evolution contrastée des prix

Les prix de l'orge de brasserie sur le marché physique français ont évolué de façon contrastée entre le 28 novembre et le 4 décembre, enregistrant une certaine stabilité en récolte 2024 et une tendance haussière en récolte 2025, toutes variétés confondues. Le marché est peu animé, nombre d'opérateurs se rendant à la Bourse de commerce européenne qui se tient cette année à Paris, les 5 et 6 décembre au Carrousel du Louvre.

Blé dur

Peu de changements dans les valeurs

Les prix du blé dur se sont stabilisés entre les 27 novembre et 4 décembre, faute d’élément nouveau.

La rédaction

À surveiller

Blé tendre

  • Conditions de culture en Russie des variétés d’hiver, dégradées pour l’instant.
  • Déroulement de la guerre en Ukraine.
  • Conditions de culture en Argentine, en Australie et en Inde.

Orges

  • Hausse des primes portuaires françaises, cela va-t-il se poursuivre, sachant que les nouvelles affaires se font rares ?
  • La marchandise est assez peu attractive pour l’instant en formulation, pour combien de temps ?

Maïs

  • Dynamique de la consommation de l’éthanolerie états-unienne, qui s’est affaiblie cette semaine, quid de l’avenir ?
  • Conditions de semis au Brésil et en Argentine.
  • Informations sur les volumes récoltés en France.

Kévin Cler

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